Focus de la semaine

A cause de la baisse qui sévit à  la Bourse de Casablanca, la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR) a vu son matelas de plus-values boursières fondre de 2 milliards de DH, passant de 10 à  8 milliards.

2 milliards de DH de plus-value boursière en moins pour la CIMR
A cause de la baisse qui sévit à la Bourse de Casablanca, la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR) a vu son matelas de plus-values boursières fondre de 2 milliards de DH, passant de 10 à 8 milliards. Selon les simulations du top management, une chute de la Bourse de 40% par rapport à son niveau actuel se traduirait par une baisse de revenus pour la caisse privée de 4%, ce qui maintiendrait, néanmoins, le taux de rendement à 8%. A noter que les dégâts collatéraux pour la CIMR ont été bien plus importants pour le portefeuille d’investissement à l’international. Celui-ci a encaissé entre 2 et 3 millions d’euros de pertes, soit 22,1 à 33,2 MDH, pour un portefeuille estimé à 30 millions d’euros. Mais le top management se veut rassurant et rappelle, à l’occasion de la dernière présentation de ses résultats financiers, que les plus-values espérées de l’investissement en Bourse sont valorisées dans les comptes de la caisse de retraite privée à une valeur bien moindre que leur valeur réelle. Il rappelle aussi que les titres actions ne pèsent que 30% du portefeuille de placements de l’organisme.

BMCE Capital Bourse recommande de conserver la valeur CGI
A l’occasion de la révision à la hausse des prévisions du business-plan de la Compagnie générale immobilière (CGI), BMCE Capital Bourse vient d’actualiser sa recommandation par rapport à la valeur. La société de Bourse conseille désormais de conserver le titre dans les portefeuilles (son cours était de 2 100 DH le 4 décembre) étant donné ses perspectives de développement. Les analystes estiment qu’avec l’acquisition de Dyar Al Mansour la CGI couvre actuellement l’ensemble des segments du secteur immobilier, en l’occurrence le social, l’économique, le moyen et haut de gamme ainsi que le tertiaire. Les deux premiers segments sont connus pour être des amortisseurs en cas de crise.Toutefois, BMCE Capital précise qu’en se focalisant sur cette filière ainsi que sur les projets de développement territorial au détriment de la promotion immobilière dans le moyen et le haut standing, le résidentiel touristique et le tertiaire, qui s’érigent en tant que levier de croissance, la CGI risque de limiter sa capacité à améliorer ses niveaux de marge dans l’avenir.

Retrait de la Marocaine Vie : 350 DH offerts aux actionnaires minoritaires
Le projet d’offre publique de retrait (OPR) initié par le groupe Société Générale et visant les actions de la Marocaine Vie cotées en Bourse vient d’être validé par le Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM). Cette OPR, visant à radier la compagnie d’assurance de la cote, propose aux actionnaires minoritaires, qui détiennent 12,93% de son capital (237 555 titres), un prix de 350 DH par action. Une proposition généreuse comparée au prix de 300 DH fixé lors du projet d’acquisition de la compagnie par la Banque centrale populaire (BCP) ainsi qu’à la synthèse des méthodes d’évaluation (actualisation des flux, moyenne du cours et comparables boursiers) ayant abouti à une valeur de 200 DH. Le calendrier de l’opération sera fixé ultérieurement. Notons que la MarocaineVie a été introduite en Bourse avant la prise de contrôle du groupe Société Générale. Le non-aboutissement de l’opération d’acquisition par la BCP, ainsi que la participation élevée de la Société Générale dans la compagnie (87,07%) ne justifient plus une inscription à la cote selon le management du groupe.