Elles étaient des stars de la cote avant la crise…

Samir, Sonasid ou encore les valeurs cimentières drainent des volumes de transaction nettement inférieurs que par le passé. Le revers de leur activité justifie cette baisse d’attrait.

Figurant il y encore quelques années parmi les valeurs les plus dynamiques à la Bourse de Casablanca, certains titres ont été petit à petit délaissés par le marché pour ne drainer actuellement que des volumes jugés comme «moyens».
Relégué aujourd’hui au rang des valeurs moyennement échangées, le titre Samir se classait invariablement parmi les cinq valeurs les plus actives de la cote au début des années 2000. En effet, jusqu’en 2007, bon an mal an, le raffineur a pesé autour de 7% des transactions annuelles.
Idem pour Sonasid, dont la contribution au volume des transactions annuel s’établissait entre 8 et 10% jusqu’en 2008. Il faut dire que pour Sonasid comme pour la Samir, le revers d’activité a été sévère ces dernières années. La conjoncture mondiale difficile et le faible développement de la demande locale ont lourdement impacté Sonasid, plombant ses réalisations depuis 2009. A cette même période, Samir a pâti d’une baisse des prix du pétrole ainsi que d’un repli de ses ventes, quoique le raffineur soit actuellement en phase de redresser durablement son activité.
Aussi, si aujourd’hui Managem ne doit son classement parmi les valeurs les plus dynamiques de la cote qu’à des anticipations positives ponctuelles sur son activité en raison d’une évolution favorable des cours des métaux, la valeur minière se distinguait, auparavant, de manière permanente par le dynamisme de ses transactions. Là encore, c’est un revers d’activité qui est à mettre en cause pour justifier le recul des transactions sur le titre. La société avait en effet clôturé l’exercice 2008 avec un déficit aggravé en raison notamment d’une baisse des cours des métaux et du poids des couvertures défavorables constituées sur l’or.
Les cimentières, qui n’apparaissent plus qu’épisodiquement parmi les valeurs les plus actives du marché, accaparaient également des parts conséquentes des transactions sur le marché. Serait-ce que les investisseurs commencent à décliner un arbitrage en défaveur de ces valeurs, surtout que les croissances bénéficiaires des cimenteries cotées commencent à s’essouffler ?
Par ailleurs, et toujours au registre des grands changements ayant affecté la structure des valeurs les plus actives sur le marché casablancais, à voir les volumes drainés par le titre Ona ces dernières années, il ressort que sa radiation  a eu un grand impact. En effet, avant son retrait de la cote en 2010, le holding s’est invariablement classé parmi les 5 valeurs les plus dynamiques de la cote depuis les années 2000, drainant des transactions atteignant jusqu’à 15% du volume total du marché.
En somme, les secteurs industriels et miniers, qui captaient l’essentiel des volumes  dans les années 2000, ont cédé la place aux activités financières ainsi qu’au secteur immobilier.