Ciments du Maroc : réalisations en hausse pour le 1er semestre 2007

Ciments du Maroc vient de publier des résultats en progression au 30 juin 2007 dans un contexte marqué par une forte évolution de la consommation nationale de ciment (+18,5% au premier semestre). Son chiffre d’affaires semestriel s’est établi à 1,2 milliard de DH, en hausse de 19,9% par rapport à la même période de l’année dernière. Cette performance trouve son origine dans l’accroissement de 16,8% des ventes du groupe suite à la forte demande en ciments dans la zone sud du Royaume. Cela dit, l’excédent brut d’exploitation (EBE) de Ciments du Maroc a connu une croissance moins importante en raison du renchérissement du coke de pétrole et du coût élevé des achats de clincker en provenance d’Egypte. Il s’est établi en effet à 558 MDH en progression de 14,7% seulement. Le taux de marge brut perd en conséquence 2 points pour s’inscrire à 46,2%.
Pour ce qui est du résultat d’exploitation, le cimentier a enregistré une progression de 17,5%, à 484 MDH, profitant d’une baisse des dotations aux amortissements. La marge opérationnelle est restée en quasi-stagnation par rapport à l’année dernière, à 40%. Enfin, le résultat net de la société s’est élevé à 349 MDH, en progression de 4,2% seulement et ce, suite à la constatation d’une provision pour litige fiscal.

Un fonds immobilier espagnol veut investir au Maroc

Les secteurs immobilier et touristique marocains attirent de plus en plus la convoitise des fonds d’investissement. Après les véhicules promus par les institutionnels marocains (Maghreb Siaha Fund et Actif Capital de BMCE Bank), Mdaef, de la CDG, H Partners, d’Attjariwafabank et le Fonds Darif, de CFG Group, ou encore les filiales de mastodontes européens comme Ardim, de la Deutsche Bank, c’est au tour de Meridia Capital Partners, capital-risqueur contrôlé à hauteur de 70 % par des investisseurs espagnols et basé à Barcelone, d’inscrire notre pays dans le marché cible de son premier fonds, Meridia Capital Hospitality I. Dotée d’un capital de 150 millions d’euros (1,7 milliard de DH) et d’un effet de levier pouvant porter sa force de frappe à 500 millions d’euros (5,6 milliards de DH), cette structure compte investir dans l’acquisition d’unités hôtelières existantes et le développement d’hôtels luxueux dans plusieurs marchés prometteurs comme la Turquie, l’Inde, l’Amérique Latine et le Maroc. L’engouement de ces nouveaux investisseurs pour l’immobilier marocain, notamment son segment hôtellerie, est un facteur de maturation, de structuration et de spécialisation des intervenants.

La CGI et Addoha portent la performance annuelle du marché à plus de 42%

La Bourse de Casablanca a dépassé la performance que les analystes financiers prévoyaient pour l’année 2007 entière, à savoir 40%. Les indices de la place, Masi et Madex, ont en effet atteint le 5 septembre des progressions annuelles respectives de 42,48% et 44,05%. Rappelons que, jusqu’au mois de juillet, la performance annuelle du marché s’établissait encore à 20%.
Cet engouement particulier que connaît la place casablancaise depuis quelques semaines est essentiellement lié à deux grandes valeurs de la cote, la CGI et Addoha. La première, après avoir été réservée à la hausse durant plusieurs séances depuis sa cotation, a commencé à être traitée ces derniers jours sur des volumes quotidiens dépassant le milliard de DH pour atteindre le cours de 2 696 DH le 5 septembre, soit une performance de 183% depuis son introduction. De son côté, Addoha a mobilisé plusieurs milliards de DH de volume depuis l’annonce de son augmentation de capital et atteint le cours de 3 645 DH le 5 septembre, soit une progression de 20% en trois séances seulement. Ces deux valeurs ont donc secoué toute la place. A titre d’exemple, le marché a connu une progression de plus de 3% durant la séance du 5 septembre, avec un volume de 2,6 milliards de DH.