Cession de 20% de la BCP aux BPR : une OPV en Bourse de 10% du capital avant la fin de l’année

Les Banques Populaires Régionales (BPR) vont devenir l’actionnaire de référence de la Banque Centrale Populaire (BCP). Le Trésor, qui détient jusqu’à présent 40% du capital de l’organe central de la banque mutualiste, va en effet céder la moitié de sa participation aux BPR, soit 20%, ce qui portera la part de ces dernières à 40% dans la BCP. L’opération, qui porte sur un montant de 5,3 milliards de DH (402 DH par action), sera financée par la Trésorerie des dix banques régionales, qui auront chacune 2% du capital de la BCP. D’ailleurs, le groupe avait anticipé ce besoin et levé 3 milliards de DH en certificats de dépôt pour renflouer les caisses des BPR.
Pour le management de la banque au cheval, il s’agit d’une évolution majeure du Crédit Populaire du Maroc qui va consolider son caractère mutualiste. Elle lui permettra de se rapprocher des standards internationaux des grands groupes mutualistes où les banques régionales détiennent la majorité, voire la totalité du capital de leur banque centrale.
Notons par ailleurs que le groupe compte accompagner cette nouvelle dynamique en procédant, avant la fin de l’année, à une augmentation substantielle de son capital. L’opération sera réalisée en deux étapes : une augmentation de capital de 10% par Offre publique de vente (OPV), qui sera réalisée à la Bourse de Casablanca, et une autre augmentation de 5% qui sera, elle, réservée au personnel de la banque. Une troisième augmentation de capital sera enfin décidée ultérieurement pour intégrer un institutionnel marocain ou étranger dans le tour de table du groupe. Elle portera sur 5% à 15% de son capital.

Crédit du Maroc : le coût du risque grève toujours la rentabilité au premier trimestre 2011

Crédit du Maroc n’arrive toujours pas à réduire son coût du risque. Alors que ses réalisations commerciales et opérationnelles sont en nette progression au titre du premier trimestre 2011, son bénéfice net ressort en baisse par rapport à la même période en 2010, justement à cause des provisions pour créances en souffrance.
En effet, la filiale du Crédit Agricole français a réalisé une bonne performance en termes de collecte de ressources, portant celles-ci à 34 milliards de DH (+9,7%), notamment sur les comptes d’épargne et les dépôts à vue. Les emplois ont également évolué de façon satisfaisante, s’établissant à 34,3 milliards de DH (+5,6%), grâce au bon comportement des crédits immobiliers et ceux destinés aux entreprises. Dans ce contexte, le produit net bancaire de la banque a progressé de 10,6%, à 541 MDH, et son résultat brut d’exploitation a augmenté de 14,5%, à 290 MDH.
Cela dit, le coût du risque (provisions nettes des reprises pour créances en souffrance) a presque doublé d’une année à l’autre, passant de 62,3 MDH au premier trimestre 2010 à 114 MDH au premier trimestre 2011. Ce qui a fait reculé de 8% le bénéfice net part du groupe de la banque qui s’est établi à 109,3 MDH.

Le remboursement anticipé en actions des ORA de Risma démarre le 1er juin

La première fenêtre de remboursement anticipé des Obligations remboursables en actions de Risma démarre le 1er juin et prend fin le 30 du même mois. Les intéressés doivent remplir un ordre de remboursement accompagné d’une attestation de blocage des titres. Le remboursement se fera dans un délai de 45 jours après le 30 juin.