Ce qu’ont rapporté vos placements Bourse en 2013

La moitié des valeurs cotées ont progressé en 2013.

La Bourse de Casablanca a clôturé l’année sur une note négative, cumulant ainsi cinq années baissières depuis le déclenchement de la crise en 2008. Toutefois, la baisse a été limitée à 2,62% seulement contre 15,13% à fin 2012. Les échanges sur le marché central ont généré des transactions de 28,6 milliards de DH, en contraction de 13% par rapport à l’année dernière. En moyenne quotidienne, le flux transactionnel s’est établi à 116 MDH contre 131 MDH une année auparavant.

Dans ces conditions, parmi les 75 valeurs de la cote, 35 ont affiché des hausses. En tête du peloton, on retrouve Risma avec 69%, Dari Couspate avec 59,4% et Stokvis avec 42,8%. Le secteur bancaire qui accapare une grande partie de la capitalisation boursière a situé sa performance à 5,2% et celui de l’agroalimentaire à 7,4%.
En revanche, la variation du MASI a été tirée vers le bas essentiellement par le retrait qu’ont accusé les secteurs des télécommunications avec -9,4%, des mines avec -14% et des assurances avec -7%. Ainsi, ce sont 40 valeurs qui ont enregistré un repli. Les plus fortes baisses ont concerné Zellidja avec -46,6%, Diac Salaf avec -41% et Stroc Industrie avec -36,4%.

Quoi qu’il en soit, la légère baisse de l’indice témoigne d’un regain de confiance sur le marché, surtout avec les signes de reprise que présente la conjoncture économique marocaine : reprise de la consommation des ménages, réinjection des revenus de la campagne agricole dans le circuit économique…

Par ailleurs, les résultats semestriels des sociétés cotées, en stagnation par rapport à fin juin 2012, ainsi que le déclassement du Maroc du MSCI et la récente introduction en bourse de Jlec ont donné plus de visibilité aux investisseurs, notamment les étrangers, pour se repositionner sur les valeurs intéressantes. Néanmoins, le marché demeure sans grande profondeur, les investisseurs, bien qu’ils soient de retour sur le marché, hésitent à intervenir massivement.

Risque           l Très élevé
Rentabilité     l -2,62% en moyenne avec une fourchette allant de -46,6% à +69,6%
Fiscalité         l 15% de la plus-value. Exonéré si le total des cessions n’excède pas 30 000 dirhams en un an