Ce qu’ont rapporté vos placements Bourse en 2012

58 valeurs sur les 76 de la cote ont accusé des pertes.

Le marché boursier a clôturé sa 4e année de baisse depuis le déclenchement de la crise en 2008 (hormis 2010, année exceptionnelle marquée par le retrait d’ONA et SNI de la cote). L’indice de toutes les valeurs  MASI a en effet perdu 15,13% par rapport à 2011, année au cours de laquelle il avait baissé de 12,9%

Le volume transactionnel sur le marché central s’est également effrité de 18% par rapport à 2011, pour s’établir à 33 milliards de DH. En moyenne quotidienne, les échanges ont généré un volume de 131 MDH contre 159 MDH une année auparavant.
Dans ce contexte, 56 valeurs sur les 76 de la cote affichent des baisses de cours. A leur tête se trouvent Stroc Industries avec -57,2%, La Samir avec -54,1%, S2M avec -47,5% et Disway avec 47,2%. Les valeurs qui pèsent dans la capitalisation boursière du marché comme Maroc Telecom ont également vu leurs cours boursiers chuter, avec -21,8% pour l’opérateur. Les valeurs minières et bancaires ont également essuyé des pertes avec comme plus forte baisse -33% pour CMT et -25% pour la BMCE Bank.

Les 19 titres qui ont pu tirer leur épingle du jeu sont, eux, représentés par Taslif avec une performance de 43,2%, Diac salaf avec près de 33% et DLM avec 19,5%.
Ainsi, le contexte morose dans lequel a évolué le marché cette année n’a pas changé par rapport à 2011. Manque de visibilité et absence de signaux encourageants tant sur le point des incitations fiscales, des introductions en Bourse ou des réformes réglementaires. S’est ajouté à cela des résultats semestriels des sociétés cotées en dessous des attentes et un niveau de rémunération des actionnaires par les dividendes jugé décevant. Du coup, les investisseurs ont prôné une stratégie d’attentisme, préférant orienter leurs placements vers les produits de taux (obligataires et monétaires), plus rémunérateurs et beaucoup moins risqués.

 

 Risque          l Très élevé
Rentabilité    l -15,13% en moyenne, dans
une fourchette allant de -57,2%, à +43,2%
Fiscalité        l 15% de la plus-value. Exonéré si le total des cessions n’excède pas 30 000 dirhams en un an