Ce qu’ont rapporté vos placements Bourse en 2012

Marché des actions en chute depuis début 2011, jusqu’à  quand ?

Le marché boursier a poursuivi la baisse qu’il a entamée depuis janvier 2011. En effet, l’indice de toutes les valeurs Masi a affiché au terme des six premier mois de 2012 une baisse de 8,83%. Pâtissant de la morosité du marché, le flux transactionnel a également perdu près de 17% par rapport au niveau enregistré à la même période de l’année précédente, totalisant 15,4 milliards de DH sur le marché central. Le volume moyen quotidien est passé quant à lui de 149 MDH à 122 MDH, marquant un recul de 18%.

Il faut dire que malgré cette contre-performance du marché dans son ensemble, 34 valeurs sur les 77 de la cote ont réussi à réaliser une variation positive au 29 juin de cette année. La plus forte hausse revient à la valeur DLM avec une performance de 53,8%. En face, 41 valeurs ont clôturé le semestre dans le rouge avec comme plus forte baisse qui revient à la valeur Samir (-33,6%). Il est à noter également que Maroc Telecom qui accapare près du tiers de la capitalisation globale du marché a affiché une baisse de 12% de son cours depuis le début de cette année, ce qui a tiré vers la baisse la performance du marché boursier. Parallèlement, les valeurs minières qui ont réalisé les plus fortes hausses l’année dernière, ont perdu de leur attrait au titre de ce semestre. A titre d’illustration, SMI et CMT ont marqué un recul de 15,6% et 18% respectivement.

La poursuite de la baisse en Bourse s’explique surtout par une perte de confiance des investisseurs locaux dans les perspectives des sociétés cotées, surtout après la publication de résultats annuels 2011 décevants et la distribution d’un niveau de dividende en dessous des attentes. Pour rappel, la masse bénéficiaire de la cote a baissé de près de 1% par rapport à 2010. C’est dans ces conditions que l’attentisme est devenu de mise de la part de la majorité des investisseurs. Ces derniers préfèrent orienter leur épargne vers les placements à rendement faible mais sûr, principalement les placements obligataires et monétaires.

Risque          l Très élevé
Rentabilité   l -8,83% en moyenne, dans une fourchette allant de -33,6% à près de 54%
Fiscalité        l 15% de la plus-value. Exonéré si le total des cessions n’excède pas 30 000 dirhams en un an