Ce qu’ont rapporté vos placements BONS DU TRESOR ET OBLIGATIONS en 2012

Les bons du Trésor rapportent mieux… en raison de l’appétit du Trésor.

Les taux des bons du Trésor ont inévitablement subi les conséquences de l’intensification des besoins de financement de l’Etat. Si la courbe des taux primaires (bons émis par adjudication) a enregistré une baisse de 15 points de base sur la maturité 13 semaines, les autres lignes de financement du Trésor ont enregistré des hausses allant de 7 points de base (maturité 26 semaines) à 12 points de base (maturité 10 ans). Les autres segments de la courbe sont restés quasiment stables.
Pour ce qui est de la courbe secondaire, les taux courts ont enregistré des baisses comme par exemple les bons à 13 semaines dont le taux a reculé de 7 points de base, alors que les maturités moyennes et longues ont enregistré des hausses (+10 points de base pour le 15 ans).

Ces variations mitigées interviennent dans un contexte assez particulier. En effet, avec la forte augmentation des charges de compensation de l’Etat et la non-récurrence des recettes de privatisation encaissées en 2011 (20% de la BCP), le Trésor a accentué ses levées de fonds sur le marché des adjudications pour pouvoir financer son déficit. Dans ces conditions, et avec des investisseurs certes toujours présents mais faisant preuve de plus de prudence, les taux des bons du Trésor, surtout ceux de maturité longue, se sont orientés à la hausse. Une hausse toutefois qui a été atténuée par l’abaissement du taux directeur de Bank Al-Maghrib de 25 points de base en mars dernier, révision qui a eu un effet mécanique sur les taux monétaires, puis obligataires. D’ailleurs, c’est cet abaissement du coût officiel de l’argent au jour le jour qui explique la baisse des taux des bons du Trésor de maturité courte, en raison de leur forte corrélation avec le marché monétaire.

Pour ce qui est des perspectives, les professionnels s’attendent à une accentuation de la hausse des taux des bons du Trésor sur le reste de l’année. Et pour cause, des besoins de financement du Trésor qui demeureront importants, et ce, malgré le relèvement des tarifs des carburants qui devrait partiellement alléger la charge de compensation. De plus, suite à ce même relèvement des prix des combustibles, l’inflation pourrait repartir à la hausse et pousser ainsi Bank Al-Maghrib à ramener son taux directeur à son niveau initial, soit 3,25%, ce qui aura un impact haussier mécanique sur la courbe des taux des bons du Trésor.

Risque          l Faible
Rentabilité    l 3,230% à 4,71%  
Fiscalité        l 20% de la plus-value