Ce qu’ont rapporté vos placements BONS DU TRESOR ET OBLIGATIONS

Hausse des rendements… mais dépréciation des anciennes obligations

Renversement de tendance sur le marché de la dette. Si en 2008 et 2009, les taux des bons du Trésor étaient orientés à la baisse, en raison de l’aisance budgétaire du Trésor et de l’appétit toujours marqué des investisseurs, ils ont repris le chemin de la hausse en 2010, principalement sur le marché des adjudications (émissions de nouveaux titres par adjudication). En effet, la hausse des dépenses de l’Etat, aussi bien de fonctionnement que d’investissement, et la baisse de ses recettes fiscales ont poussé le Trésor à revenir sur le marché de la dette, particulièrement sur les maturités longues, ce qui s’est traduit par une correction à la hausse des taux primaires, correction que même l’emprunt d’un milliard d’euros du Trésor n’a pas réussi à atténuer. Ceux des bons du Trésor à 10, 15 et 20 ans ont enregistré des hausses respectivement de 76, 67 et 64 points de base (pb). Les maturités courtes et moyennes n’ont pas échappé à la tendance. Le taux des bons à 26 semaines a augmenté de 5 pb et celui des bons à 5 ans de 7 pb.
Sur le marché secondaire (compartiment d’échange des anciens titres), la hausse a plutôt concerné les maturités courtes et moyennes. En effet, même si le Trésor ne levait pas sur le long terme depuis mars 2007, ce qui avait gelé les taux primaires pendant trois ans et conduit à leur renchérissement en 2010 avec son retour, les investisseurs ont tiré les taux secondaires des maturités longues à la hausse tout au long de cette période. Ainsi, les taux des bons à 10, 15 et 20 ans ont quasiment stagné, voire baissé, en 2010. Tandis que ceux des maturités courtes et moyennes ont enregistré des hausses dépassant les 10 pb.
Notons qu’une hausse des taux est favorable, dans la mesure où les nouvelles obligations commencent à rapporter plus que les anciennes. En revanche, ces dernières voient leur valeur se déprécier compte tenu de l’attrait des investisseurs pour les nouveaux titres.
Pour ce qui est des perspectives de 2011, les analystes estiment que les taux devraient rester stables durant les premiers mois de l’année. Cela dit, ils estiment que les dépenses de compensations de l’Etat (8 à 9 milliards d’arriérés à fin 2010) pourraient pousser le Trésor à augmenter ses levées sur le marché local, et que le manque de visibilité concernant un second emprunt en devises pourrait constituer un nouveau facteur de risque.

 

Risque           l Faible
Rentabilité    l 3,28% à 4,51%  
Fiscalité        l 20% de la plus-value