Ce qu’ont rapporté vos placements Bons de trésor et obligations en 2013

Les titres de l’Etat continuent de rapporter une bonne plus-value.

L’augmentation des besoins de financement de l’Etat continue de profiter aux investisseurs. En effet, le recours régulier du Trésor au marché domestique a entraîné une envolée de la courbe des taux en 2013 et ce, sur toutes les maturités. Cette envolée est plus marquée sur le segment moyen et long terme de la courbe primaire (émissions du Trésor par adjudications) où la hausse avoisine 48 points de base sur la maturité 5 ans qui a clôturé l’année à un taux de 5,08%. Le taux de la maturité 10 ans, lui, a augmenté de 81 points de base, à 5,82%. Les courtes échéances ont enregistré des progressions de moindre ampleur, allant de 13 points de base pour la ligne 26 semaines, à 3,73%, à 26 points de base pour l’échéance 52 semaines, à 4,11%. La même tendance haussière est observée sur le marché secondaire avec des progressions entre 15 points de base pour le 52 semaines (3,91%) à 80 points de base pour la maturité 10 ans (5,63%). En revanche, la partie très court terme (13 semaines) a affiché une baisse de 23 points de base pour finir l’année à 3,47%.
Ces hausses sont survenues consécutivement à la hausse des dépenses de l’Etat, non compensées par une appréciation des recettes. Ces dernières ont, au contraire, enregistré un repli de 1,4% contre une quasi-stagnation des dépenses (+0,1%).

Après avoir effectué le gros de ses levées sur les maturités courtes en début d’année, le Trésor a réalisé davantage ses levées sur les échéances moyennes à partir du second semestre. En cause, les investisseurs ont réorienté leur demande vers cette partie de la courbe, jugeant que la maturité courte a consommé tout son potentiel haussier. Par ailleurs, l’emprunt du Trésor de 750 millions de dollars sur le marché international ainsi que la mise en place du système d’indexation des produits pétroliers, qui sont intervenus simultanément avec l’encaissement des recettes de l’IS, ont contribué à apaiser les besoins du Trésor, mais aussi les craintes des investisseurs qui acceptent de plus en plus de miser sur les maturités moyennes et longues. D’ailleurs, le contexte étant légèrement apaisé, le Trésor a boudé le marché domestique pendant le dernier mois de l’année.