Ce qu’ont rapporté vos placements au premier semestre 2009

Baisse de rendement pour les actions, les bons du Trésor et les obligations.

Les OPCVM obligations moyen et long terme, actions et diversifiés voient leur performance moyenne marquer le pas.

La rémunération des produits «vie» baisse, le livret d’épargne stagne et les comptes sur carnet s’améliorent.

Le premier semestre 2009 n’a pas été parmi les meilleurs pour les produits de placement. En effet, presque tous les véhicules d’investissement ont vu leur rentabilité régresser par rapport à la même période de  2008, et ceux qui en ont échappé auront tout juste réussi à maintenir le statu quo ou, au mieux, assurer une timide croissance.
Les actions sont particulièrement touchées. Elles n’arrivent pas, cette année, à creuser l’écart avec les autres produits de placement autant qu’à l’accoutumée. Le Masi, indice de toutes les valeurs, a affiché au cours du premier semestre 2009 une rentabilité moitié moindre qu’à la même période de 2008 : 5,50% actuellement contre 12% un an auparavant. Pire, jusqu’à aujourd’hui, aucune tendance claire ne s’est affirmée à la Bourse. Pour autant, il ne faut pas en conclure que l’investissement boursier a perdu son attrait. D’abord, parce que la correction amorcée en 2008 et qui a concerné le début 2009 a fait qu’actuellement le marché dans sa globalité est correctement valorisé. Ensuite, des opportunités d’investissement, notamment dans des valeurs sous-évaluées, existent. Par exemple, le titre CTM a crû de 72,6%. Enfin, la manne des dividendes au titre de l’exercice 2008, bien qu’en hausse contenue à 2,7%, prend bien la relève des possibilités de plus-values à la cession.  Attractif, le marché boursier le demeure donc, mais à condition d’adopter une stratégie sélective en favorisant les valeurs non cycliques et de rendement.
S’agissant des taux, le premier semestre 2009 a vu se prolonger le revirement amorcé en 2008. De fait, les taux d’intérêt se sont inscrits en baisse depuis janvier dernier, essentiellement pour les maturités courtes et moyennes du marché secondaire. A noter que si la tendance générale à la baisse a été défavorable (dans la mesure où les nouvelles obligations rapportent moins), elle est avantageuse pour les anciens titres qui voient leur valeur s’apprécier. Cela étant, et après les séries de baisses enregistrées depuis le début de l’année, les taux obligataires tout comme ceux monétaires entament une phase de consolidation. Il en ressort que les rendements obligataires devraient rester stables jusqu’à la tenue de la prochaine réunion du conseil de Bank Al-Maghrib prévue pour septembre prochain, la dernière en date (tenue en juin) ayant maintenu la situation inchangée sur le marché de taux.
Immanquablement, la petite santé des  marchés boursiers et de taux s’est transmise aux différentes catégories d’OPCVM (Organismes de placement collectif en valeurs mobilières). En rapprochant les 1er semestres 2008/ 2009, les fonds actions, obligations moyen et long terme et diversifiés voient leur performance moyenne chuter par rapport à 2008, alors que les OPCVM monétaires et obligations court terme font exception. Les produits d’assurance-vie, dès lors, accusent également le coup. Alors que leurs taux de rendement s’annonçaient d’au moins 6% en 2008, ils devraient à présent avoisiner les 4 à 5%. Par ailleurs, les rentabilités du livret d’épargne nationale et des comptes sur carnet font ressortir une stagnation pour le premier à 2% et, pour le second, une hausse de 19 points de base, à 3,29%. Enfin, les bons de caisse et les dépôts à terme ont vu leur taux moyen augmenter de 22 points de base sur 12 mois et chuter de 22 pb sur 6 mois.
En conclusion, les OPCVM actions et diversifiés restent les instruments qui, à l’heure actuelle, continuent d’offrir les meilleurs rendements. Cela dit, nous ne le répéterons jamais assez : ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier.