Casa Finance City : douze statuts délivrés et cinq autres en cours d’étude

Le projet de loi 68-12 modifiant la dénomination du Moroccan Financial Board et élargissant les sociétés cibles est en cours d’adoption. La phase d’allocation des espaces de bureaux est pratiquement finalisée. La commercialisation des premiers logements est entamée.

Le projet de la place financière de Casablanca est sur la bonne voie. A ce jour, douze sociétés ont déjà obtenu le statut CFC, cinq demandes d’obtention du statut sont à l’étude et huit lettres d’intention ont été remises au Moroccan Financial Board (MFB), l’autorité chargée de l’accompagnement des sociétés souhaitant s’installer à Casa Finance City. En outre, un projet de loi modifiant et complétant la loi n°44-10 relative au statut de CFC est en cours d’adoption. Ce texte a pour objet de changer la dénomination de MFB en Casablanca Financial Board Authority. Le but, selon Said Ibrahimi, directeur général de MFB, est «de garder l’identité visuelle de la place».

En parallèle, les entreprises ciblées comprennent désormais les prestataires des services d’investissement et les sociétés dont le métier est la gestion de portefeuille. Avant, le ciblage était limité aux banques d’affaires et d’investissement, aux cabinets d’audit et de conseil et aux sièges régionaux financiers et non financiers.
Actuellement, de toutes les sociétés dont le statut est accordé ou en cours de validation, les sociétés de gestion d’actifs représentent 29% alors que les cabinets de conseil et d’avocats et les autres sociétés non financières (énergie, industrie…) sont à parts égales, à 21%. Le poids des banques et des assurances s’établit à 18% contre 11% pour les sociétés offrant des services financiers spécialisés. «La première phase qui concerne l’allocation de 200 000 m2 de bureaux est quasiment finalisée avec l’intention d’implantation de grands groupes marocains à l’instar de la BCP, BMCE Bank et la Bourse de Casablanca», assure M. Ibrahimi. Et d’ajouter : «La phase de commercialisation de logements à titre d’habitation a également commencé».

S’agissant de sociétés étrangères, la crise n’est pas restée sans effet sur leur décision d’implantation. M. Ibrahimi affirme dans ce cadre que «certaines institutions bancaires internationales ont différé leur arrivée à CFC. Toutefois, un grand intérêt est exprimé de la part des cabinets d’avocats et de conseil».

Pour rappel, dans le but de profiter de l’expertise des places étrangères, CFC a scellé des partenariats avec Luxembourg, Londres, Paris et Singapour. Dans ce cadre, le CDVM compte tirer profit de l’expérience de son homologue luxembourgeois quant aux fonds d’investissement et aux sociétés de gestion. En outre, la Bourse de Casablanca pourrait profiter de la Bourse du Luxembourg en matière de cotation des fonds et des sukuks. Parallèlement, la place financière bénéficierait du professionnalisme de la place de Singapour en termes de démutualisation de la Bourse, de la cotation des titres étrangers et des PME ainsi que de la réglementation des services d’investissement.