Bye-bye 2010

En ce mois de décembre, les images spectaculaires de l’année écoulée déferlent sans arrêt sur nos écrans : séisme dévastateur à  Haïti, volcan islandais en furie, mais aussi marée noire dans le Golfe du Mexique, saga des mineurs chiliens et… les déboires des nageurs Casablancais.

En ce mois de décembre, les images spectaculaires de l’année écoulée déferlent sans arrêt sur nos écrans : séisme dévastateur à Haïti, volcan islandais en furie, mais aussi marée noire dans le Golfe du Mexique, saga des mineurs chiliens et… les déboires des nageurs casablancais. Dans le monde de la finance, c’est aussi l’heure du bilan. Si 2010 promettait d’être l’année de confirmation de la reprise économique, elle a surtout révélé les régions les plus fragiles et établi une nouvelle distribution du pouvoir économique dans le monde. Dubaï a tout d’abord inquiété, lorsqu’on a semblé découvrir son endettement massif et sa difficulté soudaine à financer ses projets aussi spectaculaires que dispendieux. Mais ce n’était certainement pas le seul château construit sur du sable. De nombreux pans de la maison européenne se sont aussi sérieusement effrités. La Grèce et son déficit hors de contrôle ne vit plus que par l’aide de l’Union Européenne et du FMI, l’Irlande semble suivre le même chemin, alors que l’on craint une propagation vers les pays du sud, Portugal et Espagne en tête. Ces déboires de l’Europe, la reprise erratique aux Etats-Unis et le contexte de taux bas ont entraîné un afflux massif des capitaux vers les grands pays émergents, pour l’instant les grands gagnants de la crise. Mais la fin d’année n’efface pas les excès passés, et les défis de 2011 semblent gigantesques?: il faudra sauver l’Europe, éviter une guerre des monnaies et surveiller les bulles financières en formation alors que l’inflation commence à pointer. Autant s’y mettre tout de suite…