BTP : Le contexte concurentiel et la volatilité des matières premiers ont grevé la masse bénéficiaire

Le résultat net sectoriel a chuté à  2,4 milliards de DH, soit 28,5% par rapport à  2011.

Après un premier semestre en stagnation, l’activité des sociétés du bâtiment et matériaux de construction s’est soldée par une baisse à fin 2012. Elle a régressé de 8,7%, à 18,5 milliards de DH (hors Mediaco qui n’avait pas publié ses comptes à l’heure où nous mettions sous presse). Ainsi, mis à part Stokvis dont le chiffre d’affaires a progressé de 32,3%, à 619 MDH sous l’effet de l’amélioration des ventes des engins BTP, l’activité des autres sociétés a considérablement reculé. Les bénéfices, eux, se sont dégradés de 26%, à 2,5 milliards de DH.

Tout d’abord, les cimenteries accusent toujours le coup de la montée en régime de Ciments de l’Atlas et de la baisse de la demande nationale de 1,6%. Leurs bénéfices se sont situés à 1,3 milliard de DH pour Lafarge avec une baisse de 24%, à 656 MDH pour Ciments du Maroc avec -32,7% et à 490 MDH pour Holcim avec -15%. Ensuite, Sonasid supporte toujours les effets de la crise internationale qui entraîne un recul des exportations et une baisse des volumes de production. D’autant plus que le sidérurgiste n’a pas répercuté la hausse des prix de la ferraille sur le prix de vente. Du coup, son résultat s’est établi dans le rouge, à -93 MDH. Parallèlement, l’évolution favorable du cours de l’aluminium s’est essoufflée, ce qui a coûté à Aluminium du Maroc une baisse de son résultat net de 25%, à 44 MDH. En revanche, Jet Alu affiche des bénéfices en hausse de 69%, à 77,5 MDH grâce notamment à la réalisation de travaux sur d’anciens projets. Enfin, Afric Industries a réussi à augmenter son résultat de 6,6%, à 6,5 MDH  boosté par la liquidation de la ligne de production des rubans adhésifs.