Bourse : les introductions conditionnées par le retour de la liquidité

Marsa Maroc, RAM, Sadet, Fipar Holding…, les sociétés susceptibles de rejoindre la cote. Le volume des transactions sur le marché demeure faible. Les analystes, plus optimistes, prévoient une performance de 5.75% au 1er trimestre.

La Bourse de Casablanca devrait enregistrer de nouvelles introductions en bourse et des augmentations de capital en 2014, aux dires de Karim Hajji, directeur général de la Bourse de Casablanca. Bien des opérations sont dans le pipe et n’attendent que le «bon moment» pour être concrétisées, à savoir la sortie du marché de sa léthargie. Mis à part Marsa Maroc, le marché se fait écho de l’ouverture du capital de la RAM, de Sadet (Société arabe de développement des technologies de construction, opérant dans le béton précontraint) et de Fipar Holding, filiale de la CDG. Du reste, la SNI devrait poursuivre le désengagement de ses filiales matures (Cosumar, Lesieur, Centrale Laitère). «Si ces opérations se concrétisent, cela devrait rétablir la confiance des investisseurs et, partant, booster les échanges sur le marché», assure un analyste. Or, c’est grâce au niveau de liquidité et de valorisation d’un marché qu’un émetteur choisit de libérer ses titres au public. Chose qui manque toujours au marché casablancais.

En effet, les séances de cotation se déroulent toujours sans grande profondeur et en dépit de l’introduction en bourse de Jlec qui présentait un signal de reprise, les échanges sont restés au même niveau. Ils ont même baissé par rapport à l’année précédente. Les premiers jours de l’année ont cumulé un volume de seulement 329 MDH, contre 1,6 milliard de DH à la même période de 2013, soit un retrait de plus de 80%. Et il suffit d’une séance avec des transactions de quelques dizaines de millions de DH pour que l’indice général replonge. Ce fut le cas vendredi dernier où le Masi a enregistré une perte de 1,74% sans grand volume. Toutefois, sa variation demeure positive depuis le début de l’année, avec une performance de 0,04%, contre un repli de 1,4% une année auparavant.

Cela dit, nombre d’analystes restent optimistes pour cette année, et ce, pour plusieurs raisons. D’abord, «le raffermissement de l’économie nationale affiché à partir du 3e trimestre de 2013 devrait raviver la confiance des intervenants sur le marché boursier qui guettent la sortie des résultats annuels de 2013», expliquent les analystes de Marogest. Ensuite, BMCE Capital considère que le ralentissement du rythme d’endettement de l’Etat devrait induire en principe une détente des taux sur le marché des bons du Trésor. Du coup, cela favoriserait un arbitrage en faveur du marché actions. Pour sa part, Upline Securities estime que le niveau de valorisation de la cote devient à nouveau attractif, notamment pour Addoha, CIH, Attijariwafa bank et la BCP. En tout cas, les analystes techniques de la société de bourse prévoient une performance du MASI de 5,75% à fin mars, qui sera toutefois ponctuée par des mouvements de prises de bénéfices.