Bourse : le Maroc concentre 6% de la capitalisation de la région MENA

Le Royaume demeure loin derrière l’Arabie Saoudite qui accapare 51% à  fin 2013. L’Egypte et Dubaï dépassent le Maroc avec un poids de 8% chacune.

La Bourse de Casablanca est bien positionnée en termes de capitalisation boursière dans la région MENA. Hormis l’Arabie Saoudite qui, à elle seule, concentre 51% de la capitalisation globale de la région, avec 459 milliards de dollars, les neuf autres pays pris en compte dans une étude de Sogécapital Bourse se partagent le reste avec peu d’écart. Ainsi, avec 450 milliards de DH, soit 54,5 milliards de dollars, la capitalisation boursière du Maroc représente 6% du total de la région à fin 2013, contre 6,5% une année auparavant. Ce recul n’est pas la conséquence d’une baisse du niveau de la capitalisation par rapport à 2012 -cette dernière ayant augmenté de 5,3%- mais plutôt de la progression de la valeur du marché de la région de 12,6%, à 896 milliards de dollars. Elle a été tirée notamment par la Bourse du Qatar qui totalise 152,5 milliards de dollars avec une part de marché de 17%. La Bourse de l’Egypte n’est pas en reste. En effet, sa capitalisation a affiché une croissance de 41,3%, à près de 70 milliards de dollars, soit un poids de 8%. D’ailleurs, son indice boursier a enregistré une performance annuelle de 24% en dépit des tensions politiques et des difficultés économiques qui frappent le pays. Il faut dire que la dégringolade qu’a connue le marché depuis 2011 a poussé les investisseurs étrangers à s’y repositionner, vu la valorisation intéressante des actions cotées. Pour sa part, la capitalisation de Dubai qui, à l’instar de l’Egypte, représente 8% de la capitalisation globale de la région, s’est également améliorée de 41%, à 70 milliards de dollars pour une hausse annuelle du marché de 107%.

La place casablancaise s’adjuge ainsi une position bien supérieure à celle du Liban et d’Abu Dhabi qui totalisent 17 milliards de dollars chacune, ou encore la Tunisie avec 8,4 milliards de dollars. Notons que ces trois dernières bourses représentent à peine 3% de la capitalisation de la région. En dépit du rush qu’a enregistré le marché boursier tunisien en 2013, avec 10 introductions en bourse et plusieurs augmentations de capital, il n’a pas réussi à relever la valeur de sa capitalisation. En cause notamment, le manque de dynamisme, la contraction de son indice de 4,33% sur l’année et le retrait de plusieurs sociétés de la cote. Par ailleurs, la capitalisation boursière casablancaise est plus importante que celle des marchés du Bahreïn et d’Oman. Bien que ces derniers dépassent le niveau du Maroc aussi bien en termes de liquidité que de sociétés cotées ou même de performance annuelle de l’indice, ils restent loin derrière le Royaume. Ils ne représentent dans l’ordre que 3% et 2% de la capitalisation totale avec 27,4 et 18,4 milliards de dollars.

Toutefois, la donne pourrait changer surtout avec la poursuite de l’ascension des indices boursiers de ces pays en ce début d’année, alimentée par le regain de confiance des investisseurs nationaux et étrangers. La Bourse de Casa, elle, fait toujours du surplace. De plus, deux sociétés devraient se retirer bientôt de la cote, à savoir Fertima et SCE, et d’autres risqueraient de faire pareil. Ce qui pourrait réduire le poids de la capitalisation du Maroc dans la région.