BMCE Capital recommande de ne pas souscrire à  l’OPA sur Sonasid

L’Offre publique d’achat (OPA) lancée par NSI (Nouvelles sidérurgies industrielles) sur le reste du capital de Sonasid prend fin ce vendredi 28 juillet. La nouvelle entité détenant 64,86% du sidérurgiste national propose un prix unitaire de 1 350 dirhams par action pour les 1,37 million de titres visés par l’offre.
A l’occasion de cette opération, portant sur un montant maximum de 1,85 milliard de dirhams, BMCE Capital Bourse a procédé à la valorisation de Sonasid et a recommandé aux détenteurs des titres de ne pas souscrire à l’opération. Les analystes de la société de Bourse sont en effet parvenus à un cours cible de 1 822 dirhams par action, une valeur qui est de 3% supérieure au cours de la société au 24 juillet, et de 39% au prix proposé dans l’OPA.

La société de Bourse affirme en effet que cette opération est «purement formelle». Preuve en est, pour financer l’acquisition des titres, NSI n’envisage de recourir à ses fonds propres qu’à hauteur de 200 millions de dirhams. Et dans le cas où la valeur totale de ces titres dépasse ce montant, un emprunt bancaire sera contracté.
La valorisation de Sonasid par BMCE Capital Bourse repose sur deux méthodes d’évaluation, à savoir la DCF (Discounted cash-flows) et les comparables. La première a dégagé une valorisation de 2 082 dirhams par action, ce qui représente une décote de 54,3% par rapport au prix offert. Quant à la seconde, elle a fait ressortir des prix de 1 533 et 1 829 dirhams, selon le multiple choisi. La moyenne des deux méthodes aboutit donc à un cours cible de 1 822 dirhams.

Maroc Telecom : chiffre d’affaires semestriel en hausse de 11,6%

L’effort de conquête de nouveaux clients et de fidélisation des existants a donné ses fruits pour Maroc Telecom au titre du premier semestre 2006. Le chiffre d’affaires de l’opérateur a crû de 11,6% par rapport aux six premiers mois de 2005 pour atteindre 10,89 milliards de dirhams. Toutes ses activités affichent de bonnes performances, surtout les activités mobile et ADSL.
En effet, le chiffre d’affaires brut de l’activité mobile est en hausse de 16,4% par rapport au premier semestre 2005, s’établissant à 6,96 milliards de dirhams. Cette progression est dûe essentiellement à la croissance du parc qui a atteint 8,92 millions de clients, soit une hausse de 24,2% par rapport au 30 juin 2005. L’accroissement net des clients depuis le début de l’année s’élève à 687 000. Plusieurs actions menées par l’opérateur durant ces six mois ont contribué à la réalisation de ces performances, notamment la baisse des frais d’accès, avec la pochette Jawal à 30 dirhams, la stimulation de l’usage avec une nouvelle carte de recharge «Jawal Twin» (10+20 dirhams) et l’introduction des numéros illimités dans les forfaits maîtrisés.

Pour le fixe et Internet, le chiffre d’affaires brut réalisé s’est élevé à 6,14 milliards de dirhams, en hausse de 6,4% par rapport à juin 2005. Ceci est le fruit des aménagements tarifaires initiés au cours du dernier trimestre 2005, de la poursuite du succès rencontré par l’activité haut débit (croissance de 141% du parc clients) et du maintien de la facture moyenne mensuelle au même niveau.
Suite à ces réalisations, Maroc Telecom revoit à la hausse ses perspectives de croissance pour l’année 2006. L’opérateur prévoit ainsi une progression de son chiffre d’affaires consolidé «supérieure à 8%», au lieu de «6 à 8%» auparavant.

Un fonds diversifié marocain primé à Paris

L’OPCVM Atlas Maroc II, fonds commun de placement (FCP) diversifié, vient de recevoir à Paris le trophée de bronze du magazine français Le Revenu et de la Société d’évaluation indépendante Fininfo au titre de la meilleure performance des fonds actions internationales sur 10 ans. Ce prix a été décerné à ce fonds pour une performance cumulée de 180,76% depuis 1996.
Notons que l’OPCVM Atlas Maroc II est un fonds
investi principalement en actions de sociétés marocaines cotées sur la Bourse de Casablanca. Il investit en effet, au minimum, 60% de son actif sur les marchés marocains, mais il peut intervenir sur les marchés dérivés internationaux dans la limite maximale d’une fois l’actif.
Conforme aux normes européennes, ce fonds de droit français est détenu, à hauteur de 64%, par des institutionnels étrangers, et de 36%, par des institutionnels marocains. Il est géré par la société de gestion du groupe Banques populaires, Alistitmar Chaabi.