Banques : légère augmentation du bénéfice global mais qui demeure disparate

Progression des résultats de 2.1% seulement à  4.6 Mds DH.

Les banques cotées ont réussi au terme du premier semestre à tirer leur épingle du jeu en dépit du contexte économique difficile dans lequel elles opèrent. Elles ont en effet généré des revenus totaux de 36,4 milliards de DH, et ce, malgré la raréfaction des ressources du secteur, induisant un manque persistant de liquidités. Pour leur part, les bénéfices ressortent à 4,60 milliards de DH, en hausse de 2,1%. En cause, l’alourdissement des créances en souffrance qui, automatiquement, ont aggravé le coût du risque de 16%, à 3,30 milliards de DH.
Toutefois, cette progression du bénéfice sectoriel cache des disparités. Si le profit d’Attijariwafa bank, qui pèse pour près de 48% dans le résultat sectoriel s’est contracté de 4,8%, à 2,20 milliards de DH à cause de la montée du coût du risque de 64%, celui de BMCE Bank a rebondi de 65,3%, à 595,30 MDH grâce au recul de provisions de 16% pour atteindre 875 MDH. De son côté, la BCP a réalisé un bénéfice net de 1 milliard de DH, en amélioration de 1,3%, malgré des performances commerciales en croissance de 18,6%, à 8,90 milliards de DH.

Le CIH, lui, a pu baisser son coût du risque de 57%, à 71 MDH, et ce, grâce à la constitution d’un matelas de provisions confortable durant les dernières années. La banque a été toutefois impactée par la résolution du litige fiscal de sa filiale Sofac Crédit. Ce qui n’a pas empêché son résultat net part du groupe d’augmenter de 33,6% pour s’établir à 245 MDH. En revanche, CDM et BMCI ont dégagé des bénéfices respectifs de 181 MDH et 402 MDH, en baisse de 2,8% et 19,8%. Cela s’explique par le comportement de l’activité commerciale qui a stagné pour la première à 1,50 milliard de DH et a reculé pour la seconde de 2%, à 2,20 milliards de DH.