Banques : le coût du risque limite la croissance

Résultats semestriels mitigés pour les banques cotées. Trois d’entre elles affichent des performances plus qu’honorables au 30 juin 2011, alors que les trois autres ont enregistré des bénéfices en stagnation, voire en baisse.

En effet, Attijariwafa bank a vu son résultat net part du groupe s’apprécier de 15,2%, à 2,2 milliards de DH, grâce à une bonne progression du produit net bancaire, à la bonne tenue des activités des filiales et à la maîtrise des risques. La BCP a, elle, augmenté son bénéfice de 26%, à 965 MDH, profitant aussi bien du bon comportement des crédits aux entreprises que de celui des crédits aux particuliers et de l’activité de la banque d’investissement. Quant au CIH, son résultat net consolidé est passé de 24 MDH en juin 2010 à plus de 160 MDH en juin 2011, grâce à la non-récurrence des provisions pour créances en souffrance constatées l’année dernière.

Cela dit, BMCE Bank, BMCI et Crédit du Maroc affichent une petite forme au 30 juin 2011. Le groupe bancaire de FinanceCom a, malgré une bonne tenue de l’activité commerciale, notamment en Afrique, avec un produit net bancaire en hausse de 8%, enregistré un résultat net en stagnation par rapport à juin 2010, sous l’effet de la montée des risques dans les pays où sa filiale Bank Of Africa est implantée, et à la morosité du marché boursier casablancais. La filiale de BNP Paribas a, elle, vu son bénéfice reculer de 3,3% suite à un niveau d’activité stable dans un contexte de montée des risques, et à un niveau de charges d’exploitation en augmentation. Quant au Crédit du Maroc, dont le résultat a baissé de 15,4%, il pâtit toujours d’un niveau important de provisionnement pour créances en souffrance.