Autorisation de rénovation, d’exploitation… Les démarches à  suivre pour ouvrir un riad

Avant de démarrer les travaux de rénovation d’un riad, le propriétaire doit recevoir au préalable une autorisation de construction par le wali de la région.

Pour transformer une maison en riad, il faut se soumettre à un certain nombre de procédures réglementaires afin d’avoir les autorisations nécessaires de rénovation ou de construction et d’exploitation. En effet,  avant de démarrer les travaux de rénovation d’un riad, le propriétaire doit recevoir au préalable une autorisation de construction par le wali de la région qui réunit une commission composée d’intervenants de la municipalité, de l’Agence urbaine et de la Protection civile. Pour des besoins de reconstruction de la maison, un plan doit être dûment établi par l’architecte et déposé à l’Agence urbaine. Il faut signaler que pour des besoins de vérification de la solidité des constructions, les autorités peuvent demander un plan de béton armé qui est délivré par un bureau d’ingénieurs.

Une fois l’autorisation de rénovation reçue et les travaux finis, le propriétaire doit ensuite demander une autorisation d’exploitation de l’établissement touristique. Celle-ci est délivrée en deux phases. La première concerne le classement technique provisoire prononcé par le comité technique de coordination des projets touristiques dans un délai maximum d’un mois à compter de la date de dépôt du dossier du projet, au Centre régional d’investissements ou directement à la délégation du tourisme concernée. Ce dossier doit comporter une demande précisant l’identité du propriétaire, une note descriptive du projet indiquant ses caractéristiques foncières, financières et commerciales et un jeu de plans d’avant-projet.

Après réception de ce classement, le propriétaire peut entamer l’activité en attendant la délivrance de la deuxième autorisation concernant le classement d’exploitation. Cette dernière est délivrée par le wali de la région après avis d’une commission régionale d’investissement qui englobe en plus du délégué du tourisme, les présidents des associations régionales de l’industrie hôtelière, d’une part, et, d’autre part, des agences de voyages, sans oublier celle des restaurateurs. Elle inclut également un représentant des services d’hygiène et un autre de la Protection civile. L’autorisation est délivrée deux mois suivant la date de la mise en exploitation de l’établissement.