Attijariwafa, BCP et BMCE Bank cartonnent !

Le contexte s’est nettement redressé pour les banques cotées. En plus de l’allègement du déficit de liquidité, elles ont réalisé des performances commerciales appréciables au Maroc.

En fait, elles ont collecté davantage de dépôts qu’elles n’ont distribué de crédits. En effet, l’encours des dépôts global s’est hissé de 7,3%, à 632,7 milliards de DH au moment ou celui des crédits ne s’est renforcé que de 1% pour atteindre 580 milliards de DH. Du coup, le coefficient d’emploi global moyen s’est amélioré de 6 points pour se situer à 91,7%. En consolidé, le chiffre d’affaires des banques (produits d’exploitation) a augmenté de 8%, à 79,8 milliards de DH. Il a été dopé surtout par les 3 premières banques, à savoir Attijariwafa avec des revenus en hausse de 7,5%, à 32 milliards de DH, la BCP avec 20,1 milliards de DH, en croissance de 10,8% et BMCE Bank avec 17,2 milliards de DH, en progression de 10,7%. En parallèle, grâce à une meilleure gestion opérationnelle, le résultat brut d’exploitation global a atteint 27,2 milliards de DH et ressort ainsi en amélioration de 13,7%.

Cependant, les banques ont maintenu leur effort de provisionnement à un niveau élevé, redoutant la montée des impayés. Le coût du risque s’est ainsi alourdi de 40,1%, à 11,5 milliards de DH. Mais cette situation n’a pas entamé leurs profits qui ont augmenté de 9,4%, à 9,6 milliards de DH. Cela dit, cette performance cache des disparités car si elle a été portée par Attijariwafa qui a vu son bénéfice croitre de 5,2%, à 4,3 milliards de DH, par la BCP avec une hausse de 12,5%, à 2,2 milliards de DH, ou encore par la BMCE avec un croissance de 58%, à 1,9 milliard de DH, ce n’est pas le cas des autres banques. BMCI, CIH et CDM ont affiché des reculs de leur masse bénéficiaire respectivement de 43%, 6,3% et 14,8%, à 640 MDH, 518 et 279 millions.