Atlanta : La valeur remonte la pente et se dirige vers son cours cible de 82 DH

Après avoir clôturé l’année 2010 avec une contre-performance de 14% et démarré 2011 sur une tendance baissière, le titre Atlanta marque une rupture et termine le mois de février sur une hausse de 5,1%. Il remonte ainsi la pente, après une longue période où il a pâti de la publication de résultats lourdement impactés par les pertes de son portefeuille de placements en Bourse, d’un arbitrage plus favorable des investisseurs envers Wafa Assurance, et de l’arrivée d’un nouvel acteur du secteur à la cote, Cnia Saâda. La valeur serait en train de se diriger vers son cours cible, établi par les analystes pendant le quatrième trimestre 2010 à plus de 80 DH. En effet, BMCE Capital Bourse la valorise à 82 DH, au moment où Sogebourse va jusqu’à 89 DH. Le potentiel de croissance du titre, compte tenu de son cours de 71,46 DH de fin février, se situe donc dans une fourchette allant de 14,7% à 24,5%.
Cela dit, Atlanta n’a de chance de poursuivre son ascension en Bourse que si les résultats 2010, qu’elle annoncera durant ce mois de mars, font état d’une nette amélioration de ses indicateurs de rentabilité par rapport à 2009. Les analystes restent à ce titre confiants, car, déjà, les réalisations semestrielles de la compagnie témoignent d’un redressement significatif des bénéfices. Outre l’accroissement de 9,5% des primes émises nettes, à 1,14 milliard de DH, le résultat technique s’est amélioré de près de 73%, à 226 MDH, grâce essentiellement à la croissance de 183%, à 377 MDH, du résultat financier suite à la reprise du marché boursier. Dans ce sillage, le résultat net part du groupe d’Atlanta est passé de 108 à 186 MDH.
Pour l’ensemble de l’année 2010, les analystes tablent sur des primes émises nettes en progression de 12%, à 2,16 milliards de DH, et un résultat net part du groupe qui devrait tripler pour atteindre 220 MDH. En 2011, les prévisions portent sur un accroissement de 8% des primes émises, à 2,33 milliards de DH, et une légère augmentation de 5% des bénéfices, à 230 MDH.
Notons qu’Atlanta dispose de réels relais de croissance qui devraient lui permettre de renforcer davantage sa position sur la branche non-vie, cœur de métier de la compagnie, et de rattraper son retard sur la branche vie, segment qui ne pèse que 6% dans son activité. En effet, l’appartenance de la compagnie aux groupes de référence Holmarcom et CDG devrait se traduire par d’importantes synergies, notamment à travers la couverture de l’ensemble des filiales des deux groupes. Le développement de partenariats avec de nouvelles banques, dont le CIH, devrait également porter la contribution de la branche vie à l’activité d’Atlanta à un niveau plus important.
Par ailleurs, Atlanta devrait poursuivre son projet d’exploitation des synergies avec Sanad, notamment via le rapprochement des systèmes d’information et des directions financières.