Une agence pour venir à bout de l’habitat menaçant ruine

Le premier conseil d’administration de l’Agence a été tenu mercredi 30 janvier sous la présidence de Abdelahad Fassi Fihri, ministre de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville.

L’habitat menaçant ruine reste l’une des problématiques cruciales du secteur de l’habitat. Il porte atteinte non seulement au paysage urbain, mais également à la sécurité des habitants. Pour y remédier, l’Agence nationale pour la rénovation urbaine et la réhabilitation des bâtiments menaçant ruine a été créée en tant qu’ «instrument technique et juridique servant de base à l’intervention des pouvoirs publics pour ce problème de l’habitat menaçant ruine».

Cette agence, dont le premier conseil d’administration a été tenu le 30 janvier, est opérationnelle à partir de cette année. Parmi ses prérogatives, la réalisation de diverses études en vue d’optimiser et de cibler les interventions. La première étude qui sera lancée concerne la définition de la stratégie d’intervention de l’agence. «Des ateliers participatifs seront organisés dans plusieurs secteurs liés à l’urbanisme et à la rénovation du tissu ancien. De plus, des groupes de travail seront formés d’experts, et des partenariats seront conclus avec des bureaux d’études en vue d’élaborer l’expertise nécessaire aux interventions de l’agence», détaille Zahra Sahi, directrice générale de l’agence. Pour cette première année d’activité, il est prévu un budget de 14,2 MDH réparti à hauteur de 10 millions pour l’investissement et 4,2 millions pour le fonctionnement.

Pour rappel, 20 villes anciennes ont bénéficié des programmes de réhabilitation de leur habitat menaçant ruine dont Marrakech, Rabat, Salé, Fès, Essaouira…. Plus de 37 000 habitats ont été réhabilités, sachant que le dernier recensement du ministère de l’intérieur datant de 2012 en dénombrait 43 700. Actuellement, plus de 66 000 familles sont ciblées et devraient tirer profit d’un programme d’intervention déjà ficelé. Reste à augmenter la cadence pour rendre le paysage urbain plus avenant.