Un environnement pollué, c’est la maladie assurée !

Le décalage entre l’assainissement et l’approvisionnement en eau potable des agglomérations, le rejet des eaux usées brutes, les émissions atmosphériques, la gestion hygiénique des déchets solides et l’habitat insalubre présentent autant de risques pour la santé des populations et contribuent à  la persistance de certaines maladies transmissibles telles que les gastroentérites, les maladies vectorielles…

Le profil épidémiologique est en transition et enregistre l’émergence de pathologies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires, l’hypertension, les cancers, le diabète. Cette transition s’explique, certes, par l’augmentation de l’espérance de vie, le changement des modes de vie (nutrition, sédentarisme) mais aussi par les agressions modernes que subit l’environnement (pollution chimique, pollution de l’air…). Sur la base des données de 2006, la charge de morbidité due à l’environnement représente 18% de la charge totale de morbidité. Des études éco-épidémiologiques réalisées à Casablanca et Mohammédia ont confirmé les impacts sanitaires de certains polluants atmosphériques en termes de prévalence de maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Source : le ministère délégué auprès du ministre de l’énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement chargé de l’environnement.