« Routes et saveurs de l’Oriental marocain »

Pour ceux qui n’ont jamais visité l’Oriental, Marocains et étrangers, et veulent maintenant le découvrir, ce guide(*) tombe à  point nommé.

Il s’étale sur quelque 170 pages. Cartes à l’appui, il se divise en deux parties: l’une consacrée aux routes qui traversent montagnes, plateaux, plaines, oasis, grottes de l’Oriental marocain…, et l’autre dédiée aux mets culinaires de ce grand espace géographique (deuxième plus grande région du pays par sa superficie, 28% des Marocains résidant à l’étranger en sont issus) où le couscous reste le plat prisé par excellence. Certes, les villes impériales sont connues et bien servies en matière de documentation et de guides, de même que le Sud saharien et le Nord méditerranéen, mais qui connaît les ksours et les oasis de Figuig et de Bouarfa? Les massifs du Rif oriental qui culminent à 1837 mètres  avec le jbel Mazgout? Les gorges de Zegzel et de Tafoughalt au cœur des montagnes? Le Cap de l’eau et le Cap des Trois fourches? Ou encore les Monts des Beni Snassen et de Jerada? Seuls les connaisseurs, les voyageurs férus de nouveaux paysages et les randonneurs à la recherche d’itinéraires plus attrayants s’y aventurent.

Pour les personnes qui veulent fuir la ville et son stress, l’Oriental abrite aussi jardins et palmeraies verdoyants à perte de vue, à la porte du Sahara dans son versant Sud. Maintenant que l’autoroute est construite entre Fès et Oujda, le chemin de l’Oriental est mieux balisé, il y a dans ce document toutes les indications pour découvrir ce Grand Oriental, sa culture et ses traditions. Et goûter aussi à ses spécialités culinaires, dont la «bekbouka» (ou tripes d’agneau) reste la plus célèbre, celle que l’on réclame à l’occasion du retour au pays ou lorsqu’on veut honorer un hôte bien aimé.

Pour résumer, qui mieux que Mohamed Mbarki, directeur général de l’Agence de l’Oriental, pourra vanter sa région et encourager à venir la découvrir.

Tous les chemins sont maintenant accessibles. «Inédite et pourtant accessible, écrit-il en guise d’introduction, l’Oriental reste à l’écart des itinéraires courus au Maroc. Son réseau routier est fiable et bien entretenu. Point n’est besoin de véhicule spécifique pour parcourir en long et en large ses territoires exceptionnels; point n’est besoin de bruit et de poussière; une petite voiture légère suffira». Cependant, un seul regret: à part les lieux d’hébergement familiaux et associatifs, le voyageur ne trouvera pas, sauf exception, d’indications (noms, prix, adresse, qualité…) sur les hôtels et les auberges se trouvant dans les grandes et petites agglomérations, une lacune peut-être à combler dans les prochaines éditions.

* «Routes et saveurs de l’Oriental marocain», Agence de l’Oriental, 2013.