Publicité Ramadan : des manquements relevés par la Haca

La HACA a relevé plusieurs manquements relatifs aux conditions d’insertion des messages publicitaires pendant le mois de Ramadan. Ces dépassements ont été, néanmoins, moins importants que ceux relevés les années précédentes, précise-t-elle.

« Ce phénomène qui a été constaté particulièrement pour le créneau horaire réduit de la rupture du jeûne, résulte d’une concentration publicitaire préjudiciable au confort des téléspectateurs. », indique la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle dans un communiqué diffusé ce mercredi 24 juillet.

A cet égard, « Le Conseil Supérieur a toujours eu une vigilance particulière face à ces pratiques et a prononcé plusieurs sanctions à l’encontre des opérateurs contrevenants », ajoute le communiqué.

Selon la HACA, « la question des dépassements publicitaires, lesquels sont généralement relevés sur les chaînes de télévision éditées par les sociétés nationales de l’audiovisuel public, ne peut être résolue que par le biais des sanctions. »

« Ce problème questionne la réalité des modes de financement des sociétés nationales de l’audiovisuel public et leur modèle économique, le niveau de dépendance à la ressource publicitaire atteint par ces sociétés est inconciliable avec l’importance des obligations inhérentes à leur mission de service public. », précise la même source.

Par ailleurs, « le Conseil Supérieur a toujours pris position, dans les formes autorisées par la loi en vigueur, sur les manquements relevés durant le mois de ramadan concernant l’encadrement des insertions publicitaires, notamment, les règles relatives à l’identification du parrain et à la séparation des messages publicitaires par des génériques spécifiques ; cet encadrement préventif étant un impératif pour éviter l’induction des téléspectateurs/consommateurs en erreur sur la nature des programmes présentés et la distinction indispensable entre contenus publicitaires et contenus éditoriaux. » détaille la HACA dans son communiqué.