Place Boujloud à Fès : les indemnisations des expropriés fixées à 260 et 390 DH/m2

Pour assurer la construction d’un parking à la mythique Place Boujloud, se situant à l’ancienne médina de Fès, la commune de la ville a usé de la puissance publique via la loi relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique. Des indemnisations, de 260 et 390 DH au mètre carré, au moins, seront versées aux expropriés par la Caisse de Dépôt et de Gestion.

En vue de “préserver l’identité culturelle et académique de Fès, la capitale spirituelle du royaume”, un projet de réhabilitation avait été lancé en mai 2018. Réparti en plusieurs chantiers, ce projet porte, entre autres, sur la construction de parkings dans plusieurs quartiers dont Boujloud, la mythique place de la capitale des Idrissides.

Récemment, pour mener à bien ce projet de réhabilitation de la ville, l’Etat, représenté par la commune de Fès, a fait recours à la puissance que lui confère la loi n°7-81 relative à relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique.

Dans ce sens, pour construire le parking à la place Boujloud, “la commune a procédé à l’expropriation de 46 biens privés, dont 4 appartenant à des propriétaires et le reste à des locataires”, nous détaille Ahmed Amer, chef du service de du patrimoine à la commune de la ville impériale.

Les autorités locales ont appliqué ce que dispose la loi relative à l’expropriation pour lancer le chantier”, nous assure le responsable du patrimoine. En effet, “une commission administrative s’est réunie pour valoriser les indemnisations tant des ayant droits que des propriétaires”, détaille-t-il. A combien seront-ils donc indemnisés ? “les montants d’indemnisations sont variables en fonction de plusieurs paramètres dont la surface, l’ancienneté, etc. Ils sont de 260 DH/m2 pour les locataires et 390 DH/m2 pour les propriétaires”, précise la source.

Il est également à préciser que ces montants d’indemnisation sont provisoires”, ajoute le responsable. Et de préciser encore :  “la loi dispose que les expropriés peuvent faire recours, auprès du tribunal administratif de la ville, en vue de réévaluer les montants d’indemnisation”, a-t-il ajouté. C’est au tribunal administratif également de mener le dialogue avec les ayant droits, en vue de lancer le chantier de Boujloud.

Une fois que la décision du tribunal sera rendue, la Caisse de dépôt et de Gestion (CDG) va distribuer les montants aux ayant droits”, a conclu Ahmed Amer.