M’Hamid El Ghizlane : Une richesse naturelle, une culture nomade et des efforts de développement

Deux festivals sont organisés chaque année à  M’Hamid El Ghizlane : le «Festival international des nomades» qui se tient généralement en mars, et le Festival Taragalte, Sahara et culture qui se tient au mois de novembre.

Le premier veut mettre en valeur la richesse «naturelle et humaine» de la région du Drâa, tout en axant ses thèmes sur l’esprit du nomadisme. Le deuxième est dédié à la culture et à la protection de l’environnement, avec projection de films sur le désert. Les deux visent un objectif commun : décloisonner la région et promouvoir son développement économique. L’histoire du Festival Taragalte, Sahara et culture, qui tient cette année sa 5e édition du 15 au 17 novembre, remonte à 2008. L’Association Ziala pour la protection de l’environnement est créée (Zaila signifie en amazigh «passage éphémère» et en même temps dromadaire), son objectif premier était de lutter contre la détérioration de l’environnement, nettoyer le bourg des ordures et des décharges publiques. De là l’idée de lancer un festival chemine dans les esprits des animateurs de l’association : une année plus tard, la première édition du Festival Taragalte a lieu. En fait, ce festival a voulu perpétuer, avec des méthodes modernes, une tradition anciennement ancrée, celle du grand moussem qui avait lieu au moment du retour des grandes caravanes après plusieurs mois d’absence dans le désert, caravanes qui sillonnaient le Sahara entre le Maroc et le Mali en passant par l’Algérie et la Mauritanie, et qui n’ont cessé de le faire qu’au milieu du siècle dernier. Objectif : rendre hommage, comme le souhaitent les initiateurs de ce festival, «aux diverses communautés sahariennes encore vivaces de nos jours. Il commémore aussi la venue de feu Mohammed V a M’Hamid El Ghizlane en 1958 lorsqu’il lui confirma son statut de porte du désert».