Le plagiat de l’Internet : Un code d’usage des NTIC dans les universités est nécessaire

Les quatre chercheurs de la Faculté des Sciences Ben M’Sik, Casablanca, ayant mené l’enquête «Internet et plagiat», concluent que :

Les quatre chercheurs de la Faculté des Sciences Ben M’Sik, Casablanca (dans le cadre de l’Observatoire de recherches en didactique et pédagogie universitaire, de l’Université Hassan II-Mohammédia) ayant mené l’enquête «Internet et plagiat», concluent que :

– La structure universitaire marocaine ne réglemente pas l’usage des NTIC dans le cadre des travaux académiques ;
– Les enseignants ne sensibilisent pas suffisamment les étudiants à la nécessité de la rigueur scientifique dans le cadre de l’usage des informations, la précision des références, l’identification des sources ;
– Les étudiants n’arrivent pas à s’approprier des comportements positifs quant à l’usage des NTIC dans le cadre des travaux exécutés. Même ceux qui sont conscients de leur passivité et de leur dépendance n’hésitent pas à faire l’éloge du plagiat et du copier-coller ;
– Le sujet n’est pas évoqué suffisamment avec les étudiants. Pour preuve, la quasi-totalité des enquêtés n’accepte pas d’associer plagiat et copier-coller à tricherie puisque le plagiat ne fait de mal à personne.

Et nos chercheurs appellent à la nécessité de développer un esprit de rigueur chez nos étudiants en matière d’usage des NTIC, ce qui ne peut être possible que par la mise en place d’un code réglementant l’usage et de mesures disciplinaires contre les concernés, «surtout pour tout travail évalué qui nécessite un travail de recherche et de production». Dernière conclusion : l’élaboration d’«une charte de l’utilisation des NTIC dans le cadre des travaux académiques au sein des universités marocaines» s’impose, avec l’installation de logiciels de détection du plagiat sur ces travaux.