Le Japon fête ses volontaires au Maroc

Dans le vaste domaine qu’est la coopération internationale, il y a parfois des soutiens qui méritent tout autant d’attention que les chiffres des traditionnelles aides financières. Il en va ainsi du programme de volontaires Japan Overseas Cooperation Volunteers (JOCV), première attache du Japon au Maroc en matière de coopération et qui fête cette année les 50 ans de sa création.

Mis en place par le Japon en 1965 dans le cadre de la coopération technique, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), de l’aide publique japonaise au développement (APD), ce programme est aujourd’hui présent dans 88 pays et a connu la participation de plus de 48 000 volontaires âgés de 20 à 69 ans. Deux ans seulement après sa création, le Maroc devenait le deuxième pays africain, après le Kenya, à en bénéficier suite à la signature d’un accord bilatéral entre les deux pays portant sur l’envoi de volontaires dans le Royaume.

58 volontaires sont en service dans le pays

Depuis, pas moins de 1 114 volontaires japonais, âgés de 20 à 69 ans, ont été affectés dans des structures locales, publiques ou associatives pour contribuer au développement socio-économique du pays, et ce, toujours en réponse aux demandes formulées par les structures locales elles-mêmes. C’est ainsi qu’aujourd’hui 58 volontaires, dont 28 séniors (40-69 ans) sont affectés dans le Royaume. Parmi eux, 24 servent des missions éducatives, à l’image de la dynamique Midori Nishikawa, assistante du professeur de sciences de la vie et de la terre au collège Al Majd à Tahnaout. 11 sont affectés dans une structure de santé. A Azrou par exemple, Kiyoka Kurogi, volontaire depuis 2014, vient en renfort en tant qu’infirmière dans le cadre du Programme de surveillance de la grossesse et de l’accouchement à la délégation de la santé. Présents pour des missions de deux ans, les volontaires sont sélectionnés en amont en fonction de leur savoir-faire, de leur connaissance approfondie et de leur expérience dans le domaine d’activité pour lequel ils postulent. Non rémunérés mais entièrement pris en charge, les volontaires sélectionnés sont ensuite affectés dans les pays partenaires pour des missions variées, allant de l’éducation aux soins infirmiers, en passant par la mécanique automobile, le sport ou encore l’enseignement de la langue ou de la cuisine japonaises.

Si les difficultés de communication présentent parfois un handicap, cela n’empêche aucunement les volontaires, affectés dans des zones parfois reculées et formés à la darija pendant 1 mois, à participer activement aux missions qui leur sont confiées, à l’image de Reiko Nakamura, formatrice en cuisine japonaise à l’Institut supérieur international du tourisme (ISIT) de Tanger qui, au-delà de sa mission, est allé jusqu’à préparer un manuel de cuisine et à former les étudiants aux pratiques du tourisme au Japon.