L’arthroscopie au service des lésions traumatiques

L’arthroscopie ou chirurgie mini invasive réduit la morbidité et la durée d’hospitalisation et permet une reprise rapide du travail.

La Société marocaine de chirurgie orthopédique et de traumatologie (Smacot) organise son XXVe congrès national, à Fès, les 19, 20 et 21 avril. Pour un consensus national dans le traitement des fractures de la rotule, la pathologie de la coiffe des rotateurs ainsi que les entorses de la cheville sont quelques-uns des principaux thèmes qui seront débattus.

La fracture de la rotule, d’apparence banale, survient essentiellement au cours d’un accident de la voie publique, suite à un choc direct avec le tableau de bord. Sa fréquence a relativement diminué grâce au port de la ceinture de sécurité, précise le Dr Farid Ismael, secrétaire général de la Smacot. Les chutes, particulièrement chez les personnes âgées, constituent la deuxième cause de ces fractures, suivies par les accidents des sports collectifs. Grâce au rôle fédérateur de la Smacot et à la création de sociétés d’hyper spécialités, telles que la Société marocaine de chirurgie de la main, la Société marocaine d’arthroscopie, le Groupe d’étude du pied et le Groupe d’étude marocain des tumeurs de l’appareil locomoteur, nous nous dirigeons vers une meilleure maîtrise de la pathologie traumato-orthopédique dans notre pays, tient à préciser le Dr Ahmed Bensaid, président de la Smacot.

La chirurgie mini invasive se fait en ambulatoire
Quoi de neuf par ailleurs en matière de traitement de la pathologie de la coiffe des rotateurs que sont les muscles responsables des mouvements de l’épaule. A force de travail et d’hyper mobilisation, ces muscles sont atteints de lésions traumatiques, allant de la simple tendinite aux lésions dégénératives, pouvant aboutir à la rupture complète. D’une simple douleur, lors de lésions récentes, on passe à la phase d’impotence fonctionnelle et à l’arthrose. Aujourd’hui, pour ce genre de maladies, on dispose de techniques thérapeutiques moins agressives, la chirurgie mini invasive. La suture et la réinsertion des muscles se font sous arthroscopie. Cela consiste en la réalisation de petites incisions et l’introduction d’un endoscope par voie articulaire.

Les différents gestes chirurgicaux se font sous contrôle, par la retransmission des images sur un moniteur. La chirurgie mini invasive sous arthroscopie réduit le taux de morbidité, permet une reprise rapide du travail et peut se faire en ambulatoire, réduisant de la sorte les durées d’hospitalisation, avec ce qu’elles représentent en matière de coût et de risques d’infection nosocomiale.

Quant à l’entorse de la cheville, risque auquel sont exposés essentiellement les sportifs, aussi bien lors de jeux individuels que collectifs, son devenir est fonction de la rapidité et de la qualité de la prise en charge thérapeutique. D’un simple traitement orthopédique on passe à la chirurgie. Car une entorse mal traitée conduit à une laxité chronique de la cheville, aboutissant à des lésions ligamentaires, et c’est alors l’instabilité et l’arthrose de la cheville avec, pour seul recours, la chirurgie.