France : un système scolaire sélectif basé sur les bonnes notes

Le Maroc hérite bien de choses de ce système, l’élite marocaine en est friande malgré ses défauts, pourvu que sa progéniture fasse les «meilleures écoles».

Le Maroc hérite bien de choses de ce système, l’élite marocaine en est friande malgré ses défauts, pourvu que sa progéniture fasse les «meilleures écoles». Or, un sondage réalisé en avril 2009 en France pour le compte de l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre (APEL), auprès d’un échantillon de 655 parents représentatifs, et publié par le journal «Le Monde» (édition du 13/04/2009), exprime bien l’inquiétude des parents français à l’égard de la scolarité de leurs enfants. Cette dernière est visible d’ailleurs par les succès d’édition de livres comme «Qu’apprend-on à la maternelle ?» ou «Qu’apprend-on à l’école élémentaire?» (Sceren-XO Editions), et l’apparition de cahiers de vacances pour les petits, avec «Les Passeports de la maternelle vers le CP» ou encore «De la moyenne vers la grande section».

Un directeur d’un établissement leader du soutien scolaire, dans ce pays, affirme qu’il y a de plus en plus d’élèves en bas âge qui bénéficient des services de son entreprise. Un système scolaire sélectif, des enseignants dont les appréciations sont trop souvent négatives, ont également une forte part de responsabilité dans le stress des parents. Une psychopédagogue dénonce «la tyrannie de la note» et préconise une évaluation par les compétences, moins stigmatisante.

«Les parents recherchent les meilleurs établissements et les meilleurs diplômes pour garantir l’avenir de leurs enfants car ils perçoivent bien que, pour la première fois, ceux-ci n’auront pas forcément un meilleur métier qu’eux». Et de conclure : des bouts de chou angoissés franchissent même la porte du cabinet des psychiatres. Comme ce petit de maternelle qui déchirait son cahier s’il posait une gommette de travers et confiait qu’«à l’école, il faut «cravailler», sinon on n’aura pas un bon métier», ou cet enfant en moyenne section dont les parents s’inquiétaient de l’appréciation sur le livret: «Ne pense qu’à jouer».