Et de cinq pour les JPO des haras !

La cinquième édition des Journées portes ouvertes (JPO) table sur les opportunités d’utilisation des chevaux.

Mardi 23 février, haras d’El Jadida. Ce tout nouvel édifice de cinq hectares exhibe ses dépendances fraîchement rénovées. Eleveurs, techniciens de l’élevage, vétérinaires, bref, les professionnels du cheval se sont retrouvés pour cette journée portes ouvertes organisée dans la capitale de Doukkala, un des bastions de l’élevage des chevaux au Maroc.

Après les haras de Meknès et Bouznika, les JPO ont élu domicile à El Jadida avant de se poursuivre dans les haras d’Oujda et de Marrakech, les 2 et 12 mars.  Un même programme pour ces cinq rendez-vous. «Tout d’abord, il y a l’exposition dans le village de l’éleveur, un lieu où se retrouvent tous les intervenants du cheval. Ensuite, il y a la plénière où l’on dévoile le bilan des actions réalisées en 2015 avec un focus sur le concours de l’élevage des chevaux barbe et arabe barbe. Enfin, il y a la partie concours du meilleur maréchal-ferrant, entretien du cheval et des chevaux montés avec remise des trophées», explique Houda Benchekroun, responsable communication et événementiel au sein de la Société royale d’encouragement du cheval (Sorec). Les journées portes ouvertes sont une occasion pour les éleveurs pour faire entendre leurs demandes et leurs doléances lors de la plénière, mais également lors des rencontres en tête-à-tête avec les responsables du haras. Les uns évoquent le nombre d’étalons proposés par le haras qu’ils jugent insuffisant ou pas de bonne qualité. Les autres parlent de l’absence de stations de monte à proximité ou les prix des compétitions, pas suffisants à leurs yeux.

Une caravane de 21 étapes

Les journées portes ouvertes de cette année se veulent efficientes : «Pendant les premières années du lancement des JPO en 2012, nous avons axé  l’opération sur l’élevage et la communication (technique, saillie, choix des étalons…) Il fallait installer ces bases avant de parler aux éleveurs des différentes opportunités qu’offrent ces chevaux. Aujourd’hui, on est prêt à passer à l’essentiel, à savoir l’utilisation de ces chevaux, pour la tborida, mais aussi pour les courses, l’endurance, le dressage ou encore le tourisme équestre», déclare Omar Skalli, directeur général de la Sorec. Et d’ajouter : «Nous avons fait un focus cette année sur les concours d’élevage en sensibilisant les éleveurs aux bonnes pratiques. On a également introduit le concours monté qui ne fait pas encore partie des concours d’élevage pour les barbes et arabes-barbes».

La fin de ces JPO marque le début de la caravane de sensibilisation. Cette année, elle sera étalée sur deux mois afin de visiter des régions situées loin des haras. «Cette caravane est une belle opportunité afin d’approcher les éleveurs dans leur contexte géographique. Nous apprenons sur le secteur autant qu’eux», conclut M. Skalli. 21 étapes sont au programme de l’édition 2016 de cette caravane.