Au Danemark et en Suède, pas de notes, pas de redoublement ni d’échec

La place de l’évaluation scolaire diffère d’un pays à  l’autre, et la façon d’évaluer (système des notes) est souvent responsable du stress que subissent élèves et parents.

Contrairement au système français (et celui de nombre de pays dont le Maroc), cette évaluation sur la base des notes est pratiquement inexistante dans des pays comme le Danemark et la Suède, où jusqu’à l’âge de 15 ou 16 ans, les élèves ne peuvent avoir d’échecs ni redoubler puisqu’ils ne reçoivent pas de notes. En effet, un échec serait perçu, selon les spécialistes de l’éducation dans ces pays, comme «un déséquilibre entre l’habileté de l’élève, ses capacités naturelles et le profit qu’il retire de l’enseignement».

Le seul examen obligatoire au Danemark est administré à la fin des études secondaires et il n’a pas d’incidence sur les études futures. Les enfants sont maintenus dans une apparente égalité. Dans les pays germaniques, comme l’Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg, c’est l’orientation précoce des enfants qui prime: elle permet d’éviter la problématique de l’échec et du redoublement et rend donc impossible toute comparaison avec d’autres pays à cet égard. On considère que l’enfant qui a des échecs scolaires est d’abord un enfant mal orienté. Dans certains pays, une proportion importante des enfants est dirigée vers une formation professionnelle courte dès le début de l’enseignement secondaire; l’enfant dans cette situation n’est pas considéré en situation d’échec.

La France, la Grande-Bretagne et la plupart des États américains et des provinces canadiennes sont décrits par les spécialistes comme appartenant à une catégorie intermédiaire où coexistent plusieurs options. La procédure d’évaluation, qui est encore de mise, se fait à la fin de chaque cycle, quand ce n’est pas à la fin de chaque année. Le redoublement est souvent considéré comme une façon de faciliter la mise à niveau et l’échec scolaire est possible.