Amal Chabach : «Les Marocains vivent une dichotomie intérieure, une vraie torture»

Cela les aidera-t-il au moins à  vivre pleinement et sans complexe leur sexualité ?

La Vie éco : Comment peut-on vivre une relation sexuelle hors mariage ?

La plupart des hommes et des femmes ont eu des rapports sexuels dits «superficiels» bien avant le mariage, et aujourd’hui, de plus en plus de couples décident de vivre pleinement leur sexualité, bravant interdits et croyances….
Selon une pratique de plus de 10 ans dans mon cabinet médical en tant que médecin sexologue, tout en étant témoin d’une ouverture réelle et certaine du rapport des Marocains avec leur corps, leur sexualité et l’autre sexe, ils vivent une dichotomie intérieure, une vraie torture psychologique, entre leur désir de vivre leur vie sexuelle comme ils le veulent et le poids de leur conditionnement social, leur éducation, leurs croyances culturelles et leurs traditions ancestrales. L’une des solutions est l’élévation des consciences et une information authentique de nos concitoyens, avec la liberté de choisir (le libre arbitre), tout en assumant toutes les conséquences, quelles qu’elles soient.

Cela les aidera-t-il au moins à vivre pleinement et sans complexe leur sexualité ?

Cela serait une porte vers un peuple plus mature. La liberté extérieure ne serait effective, positive et constructive, qu’avec une liberté intérieure, qui est une expression d’une paix avec nous-mêmes, et avec tout ce que nous sommes, y compris nos pensées, nos émotions, nos choix et nos actions.
La sexualité est le nectar de tout ce que nous sommes : au moindre déséquilibre intérieur, elle en souffrira ou sera exprimée d’une manière qui nous fera souffrir (ou fera souffrir notre partenaire). Toute évolution commence de l’intérieur et non pas de l’extérieur. Et l’épanouissement sexuel n’y échappe pas…