A Zagora, on mesure la poussière

Les causes des changements climatiques enregistrés ces dernières années ne sont toujours pas élucidées. Pour l’heure, on en est au stade des conjectures, parfois plausibles.

Les causes des changements climatiques enregistrés ces dernières années ne sont toujours pas élucidées. Pour l’heure, on en est au stade des conjectures, parfois plausibles. C’est ainsi qu’on suppose que les fortes tempêtes de sable pourraient être un facteur des changements climatiques. Les particules de sable dans l’atmosphère contribueraient à la formation des nuages. Elles réfléchissent les rayons du soleil dans l’espace mais elles retiennent aussi des rayons de chaleur qui se perdraient sinon dans l’espace. Ces particules de sable constituent d’excellents germes de nucléation pour les nuages de glace et peuvent agir de manière active sur le climat.

C’est pour vérifier la validité de cette hypothèse que le projet Samum a été lancé. Coordonné par l’Institut Leibniz de recherche sur la troposphère de Leipzig (Allemagne), il réunit six groupes allemands et un groupe marocain de l’Université Mohammed 1er d’Oujda. Durant les mois de mai et de juin, le projet Samum mènera une expérience en bordure du Sahara marocain. La poussière sera recueillie sur une station au sol près de Zagora et des mesures, par des appareils sophistiqués, seront effectuées. Elles concernent la répartition en hauteur de la poussière dans l’atmosphère. Les conclusions de l’étude donneront un aperçu détaillé sur les interactions complexes des particules du désert avec les rayons du soleil.