82,5% des enfants au Maroc vivent auprès de leurs mères, le tiers grà¢ce aux associations

Selon l’enquête menée par l’association Insaf en 2010, les femmes célibataires prises en charge par le tissu associatif connaissent un meilleur sort.

Selon l’enquête menée par l’association Insaf en 2010, les femmes célibataires prises en charge par le tissu associatif connaissent un meilleur sort. Et ce, à tous les niveaux : itinéraires lors de la grossesse et de l’accouchement, garde et abandon d’enfants, ressources et moyens, projet de vie, estime de soi, aptitude de réponse à l’environnement…, les femmes ayant bénéficié d’une prise en charge associative se perçoivent et s’identifient comme sensiblement plus armées pour faire face aux contraintes de la vie. Alors que les autres offrent un tableau général alarmant, avec des signes de dépression, de manifestations flagrantes de précarité et de vulnérabilité, avec un projet de vie sans perspectives tracées ni entrevues. Le risque de revivre la même expérience, de plonger dans l’exploitation, d’abandonner son enfant se retrouve dans la majorité des récits.

Côté chiffres, 82,5% des enfants nés hors mariage vivent auprès de leurs mères, le tiers grâce aux associations. 17% des mères célibataires qui gardent leurs enfants sont accompagnées par le secteur associatif à travers un ou plusieurs services et des programmes de renforcement.
En 2009, les acteurs de la prise en charge ont permis à plus de 3 000 enfants d’être sauvés de l’abandon. La moyenne sur la période 2003-2009 est de près de 33 000 enfants qui ont été sauvés de l’abandon.
8 760 enfants ont été abandonnés en 2009, soit 24 enfants par jour. 38% d’entre eux l’ont été de manière illégale, soit 3 329 enfants.