Un groupe de travail sur les cancers colorectaux

«Marocolon» est un projet lancé par l’association marocaine Néo Vi House, explique son président, Abdelmottalib Aboulfadl, afin de débattre des cancers colorectaux, troisième cause de mortalité liée au cancer au Maroc après les cancers du poumon et de la vessie chez les hommes, du sein et du col de l’utérus chez les femmes. Selon le Pr Abdelkader Acharki, vice-président de l’association, Marocolon est un groupe d’experts qui s’est fixé pour objectif l’étude de l’incidence des cancers colorectaux, de leur prise en charge, pour ensuite appréhender les causes évitables de la maladie. Il faut rappeler que les cancers du côlon et du rectum sont du même type que l’on appelle globalement cancer «colorectal». Chez les hommes, c’est le plus répandu après ceux du poumon et de la prostate. Chez les femmes, il vient après le cancer du sein. Lorsque le cancer colorectal n’est pas traité rapidement, il peut se propager vers le foie, les glandes lymphatiques et d’autres parties de l’organisme. Les tumeurs croissent lentement, les symptômes n’apparaissent qu’à un stade avancé de la maladie, les protocoles thérapeutiques qu’on propose alors sont très agressifs, ayant souvent recours à des amputations de parties du colon et du rectum. 10% des mortalités dues au cancer sont attribuées au colorectal. Dépisté à un stade précoce, le pronostic est grandement amélioré. Seul un faible pourcentage de ces cancers est d’origine génétique alors que les mauvaises habitudes alimentaires sont pour beaucoup dans la genèse de ce cancer .