Traitement du traumatisme crà¢nien, une prise en charge urgente est nécessaire

Au menu du 7e congrès de médecine d’urgence : le traumatisme crânien, problème de santé publique ; le coup de chaleur d’exercice et le syndrome d’épuisement professionnel chez le personnel des urgences, nouvelle maladie professionnelle.

Les traumatismes crâniens graves, le coup de chaleur d’exercice et le «burn out» ou syndrome d’épuisement professionnel chez le personnel des urgences hospitalières sont quelques-uns des thèmes suivis par les 3 200 congressistes, lors du 2e Congrès franco-marocain et 7e Congrès national de médecine d’urgence et de catastrophe qui s’est tenu à Marrakech les 22, 23 et 24 février 2007.

Selon un travail présenté par le service d’accueil des urgences du CHU Ibn Rochd de Casablanca, les traumatismes crâniens graves sont dus dans 70% des cas à des accidents de la voie publique (AVP), contre 10% pour les agressions et 5% pour les accidents du travail. Par ailleurs, le transport des traumatisés crâniens se fait dans des conditions médicalisées dans seulement 15% des cas, et uniquement 9,5% des victimes bénéficient d’une prise en charge médicale sur le lieu de l’accident ou pendant le transport avant l’arrivée à l’hôpital. Cette prise en charge consiste en la pose d’une minerve, d’une intubation-ventilation, d’une sonde gastrique ou la prise d’une voie veineuse périphérique.

Par ailleurs, l’étude rappelle que le traumatisme crânien représente un problème majeur de santé publique : c’est l’une des premières causes de mortalité et d’invalidité à long terme chez le sujet jeune.
La prise en charge diagnostique et thérapeutique a pour objectif prioritaire la lutte contre l’ischémie cérébrale. D’où l’intérêt d’une réanimation qui doit démarrer à la phase préhospitalière, et continuer de manière plus poussée à l’hôpital avec surtout une orientation vers un centre de neurotraumatologie de référence.

Les congressistes ont par ailleurs suivi l’exposé d’un spécialiste français, Jean Paul Carpentier, conseiller médical à la Direction de la défense et de la sécurité civiles, sur les accidents secondaires à la chaleur et plus particulièrement le «coup de chaleur d’exercice» (CCE). Cette pathologie, qui survient chez des sujets jeunes en bon état physique, indemnes de toute autre maladie, pendant ou au décours immédiat d’un effort physique intense et prolongé, associe une hyperthermie supérieure à 40° C, des troubles neurologiques et des douleurs musculaires d’intensité variable.

Autre thème débattu par les congressistes : le syndrome d’épuisement professionnel. Il toucherait le personnel infirmier dans le milieu hospitalier et spécifiquement aux urgences, générant de nouvelles souffrances, surtout mentales. De ce fait, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé le syndrome d’épuisement parmi les nouvelles maladies du travail imputables au milieu professionnel et qui constituent des causes majeures d’invalidité pouvant donner lieu à des remboursements.