Tout sur la chirurgie de la prothèse du genou

Les VIIes Journées d’orthopédie, les 23 et 24 novembre à  Marrakech, porteront
exclusivement sur la pose de la prothèse totale du genou

Les chirurgiens
se familiariseront avec les systèmes d’aide informatique à  cette chirurgie.

L’Association marocaine des orthopédistes du secteur public (Amosep) organise à  Marrakech, les 23 et 24 novembre, ses VIIes Journées nationales, en collaboration avec l’Association lyonnaise de restauration motrice (ALRM). Lors de cette édition, l’Amosep, rare association travaillant sur la formation continue des chirurgiens traumato-orthopédistes des hôpitaux publics, a décidé d’organiser son congrès sous forme de cours d’actualisation avec un seul thème, la prothèse totale du genou, indique Dr Samir Karakchou, président de ladite association et chirurgien traumato-orthopédiste à  l’hôpital provincial de Temara.

L’ALRM a été choisie comme partenaire scientifique car elle a acquis une grande expertise. Cette collaboration sera suivie dans l’avenir par des cours sur différentes pathologies touchant le genou prothétique, le genou ligamentaire et la hanche. Le Dr Pierre Chambat, président de l’ALRM, précise que son groupe rassemble des chirurgiens du public et du privé, tous intéressés par la chirurgie du genou, qu’elle se situe dans le cadre de l’arthrose ou dans le cadre de la médecine du sport. Les causes pouvant conduire à  la pose d’une prothèse totale du genou peuvent être d’origine infectieuse, tumorale ou traumatique, entraà®nant la destruction totale de l’articulation, explique Dr Karakchou. L’arthrose des personnes âgées est cependant la plus pourvoyeuse de candidats à  la pose de prothèse totale du genou, relève-t-il. Après avoir épuisé toutes les possibilités thérapeutiques médicamenteuses, il ne faut pas continuer à  souffrir inutilement, souvent en situation d’impotence totale, rajoute ce praticien. Et il se réjouit qu’aujourd’hui, dans plusieurs hôpitaux publics de villes situées loin de l’axe Casa-Rabat, exercent des chirurgiens traumato-orthopédistes de bon niveau, aptes à  pratiquer des poses de prothèses du genou. Il ajoute qu’au Maroc, o๠la pratique quotidienne courante de la prière impose des mouvements de flexion répétitifs, la pose d’une prothèse est une excellence alternative thérapeutique. A travers ces rencontres de formation continue, se réjouit le Dr Karakchou, le chirurgien traumato-orthopédiste pourra se familiariser avec les systèmes d’aide informatique à  la chirurgie de la prothèse du genou. Il reste à  souligner que le coût d’une prothèse avoisine les 10 000 DH, un obstacle de taille pour une grande partie de la population.