Savoir reconnaître les infections liées à  des relations sexuelles non protégées

Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont bactériennes ou virales. Une fois diagnostiquées, les premières sont traitées efficacement par antibiothérapie. Selon les dernières statistiques de l’OMS, on recense annuellement 12 millions de cas de syphilis, 92 millions de chlamydiae, 62 millions de gonorrea et 174 millions de trichomonas.

La syphilis est en augmentation surtout chez les jeunes. Elle se manifeste par l’apparition d’une lésion cutanée ulcérée douloureuse ou chancre syphilitique, située sur les organes sexuels. Il est important de réaliser dès l’apparition des symptômes un diagnostic et de se traiter par antibiotiques pour prévenir des évolutions graves vers les formes méningées et cérébrales. Les deux partenaires doivent suivre le traitement et éviter les rapports non protégés pendant celui-ci.
La blennoragie ou chaude-pisse. Les symptômes sont évidents : brûlures et douleurs en urinant chez l’homme accompagnées d’un écoulement purulent, apparaissant 2 à 5 jours après un rapport sexuel non protégé. Le traitement de la maladie se fait par antibiotiques.

Les chlamydiae. La maladie est pernicieuse car souvent la contamination est asymptomatique. Les chlamydiae se développent en silence entraînant des risques importants de stérilité. Une fois identifiée, la maladie se traite facilement par antibiothérapie.

Quant aux infections sexuelles virales, elles sont souvent plus graves car incurables à ce jour.
L’herpès. Comme son petit cousin, l’herpès labial, l’herpes génital est très contagieux, transmis par simple contact. Il se caractérise par des poussées de vésicules douloureuses, récurrentes, ce qui altère la qualité de vie. Des facteurs favorisent le déclenchement de ces poussées : stress, alcool, soleil… Les conséquences sont graves : récidives fréquentes, transmission aux partenaires en périodes de poussée ou non, transmission au nouveau-né lors de l’accouchement si une césarienne n’est pas effectuée. La seule protection reste le préservatif.
L’hépatite B. En plus de la voix sanguine, la voie sexuelle reste le mode prédominant de transmission de la maladie. A long terme, cette IST est considérée comme une des plus graves par ses évolutions possibles en cirrhose ou cancer du foie. La vaccination permet de la prévenir, ce qui ne dispense pas d’utiliser le préservatif.
Le sida. Malgré les campagnes de prévention répétées, les jeunes ou les populations à risques, du fait de la banalisation de la maladie et du traitement par trithérapie, ont tendance à oublier que le sida tue toujours.

Les condylomes génitaux. Ce sont les IST les plus répandues et concernent environ 15% des femmes. Ils sont quelquefois visibles sous forme d’excroissances en forme de crête de coq, localisées au niveau vaginal, et sont dus à des virus nommés papillomavirus. Ils se transmettent par contact direct et ont un temps de latence d’un mois à un an avant l’apparition des symptômes. Ils sont responsables de la grande majorité des cancers de l’utérus. Prévenir, dépister par frottis, puis traiter, est donc essentiel. Il y aura bientôt un vaccin au Maroc, mais il est très cher. Le traitement associe soins locaux et petite intervention par laser ou par électrocoagulation, pour les 2 partenaires, sous peine de récidive.