Restructuration des laboratoires de biologie médicale du Centre hospitalier Ibn Sina

Un audit marocain et une expertise canadienne déterminent les défaillances qui entravent la bonne marche et le développement des laboratoires CHIS.

Le Centre hospitalier Ibn Sina de Rabat (CHIS) offre une vaste étendue de services avec, dans certains cas, une duplication des activités, notamment au niveau des laboratoires de biologie médicale. C’est un des principaux constats faits par un audit du ministère des finances, qui a d’ailleurs été confirmé par une mission d’expertise de spécialistes canadiens. Ainsi, le CHIS dispose de 11 laboratoires répartis sur 6 sites : 4 à l’Hôpital Ibn Sina (HIS), 3 à l’Hôpital d’enfants (HER), 1 à l’Hôpital Moulay Youssef (HMY), 1 à l’Hôpital des Spécialités (HSR), 1 à l’Institut national d’oncologie (INO) et 1 à l’Hôpital El Ayachi (HEY). Les examens effectués au niveau de ces laboratoires se répartissent selon 4 spécialités (biochimie 63%, hématologie 25%, bactériologie 9% et parasitologie 3%) et toutes les spécialités sont dupliquées au moins au niveau de 3 établissements. La biochimie et l’hématologie, au niveau des 6 établissements; la bactériologie, au niveau de l’HIS, l’HSR, l’HEY et l’HMY et la parasitologie, au niveau de l’HIS, l’HER et l’HMY. Sur le plan des ressources humaines, les 185 personnes qui travaillent au sein des laboratoires sont majoritairement des techniciens de laboratoire, avec 10 enseignants, 12 médecins biologistes : 22 biologistes, 96 techniciens de labo, 8 infirmiers, 4 préparateurs en  pharmacie et 35 personnel administratif ou de soutien. L’audit marocain et l’expertise canadienne ont fait sortir les défaillances qui entravent la bonne marche et le développement des laboratoires. Il s’agit de la rupture des stocks de certains réactifs, la périodicité de négociation des marchés des réactifs, la gestion des demandes et des résultats se fait d’une manière manuelle et inadéquate, faute d’un système d’information approprié, l’insatisfaction de certains cliniciens par les prestations des résultats et les délais de réponse, contestés par les patients. Et dans le but d’améliorer l’existant, plusieurs axes sont pris en considération. La mise en place d’un système d’information dans les laboratoires (SIL) de biologie médicale afin d’assurer la traçabilité des échantillons et de traiter de plus grands volumes d’échantillons en améliorant considérablement le temps de réponse. Enfin, cette structuration permet le regroupement du personnel de tous les laboratoires de biologie médicale dans un même département permettrait de concentrer l’expertise, de mieux structurer l’enseignement spécialisé et de mieux répondre aux besoins de la recherche.