Projet de développement pour les CHU du Maroc

Il prévoit la mise en place de pôles d’excellence pour la greffe d’organes et de tissus.

La IIe journée nationale des hôpitaux au Maroc s’est déroulée à Rabat les 30 et 31 mars dernier. Dans un travail de synthèse sur le projet de réforme et les plans de développement  des quatre CHU existants (Rabat, Casablanca, Fès et Marrakech) et ceux futurs (Oujda, Tanger….), le Pr Charif Chefchaouni, coordinateur de ce projet, piloté par le ministère de la santé, a qualifié la nécessité de cette réforme comme une exigence stratégique. Il part du constat que les CHU sont caractérisés par un cloisonnement des services, une duplication de moyens onéreux, d’outils de gestion financière peu développés et d’infrastructures obsolètes. Le développement des CHU doit s’inscrire dans les chantiers déjà en cours, en l’occurrence la réforme hospitalière et la régionalisation, initiées par le ministère ainsi que la réforme universitaire et l’initiative pour la formation de 3 300 médecins, afin de combler le déficit en cadres médicaux, particulièrement dans les régions les plus enclavées.
Ajoutez à cela que les attentes ont complètement changé avec l’extension de l’Amo et du Ramed. Une des principales difficultés dans la réforme des CHU, réside dans l’approche médicale ou gestionnaire ainsi que la gestion sur le court, moyen et long terme, prônées par tel ou tel centre. Les axes de la nouvelle gouvernance doivent prendre en considération  l’intégration des centres dans leur environnement régional, la détermination du parcours des soins en coordination avec les nouvelles directions régionales de santé, la mise en place d’une politique de prévention en adoptant une approche communautaire, notamment avec les ONG locales et surtout renforcer la collaboration avec les facultés de médecine.

Pour certains CHU, cela exigera la fermeture ou le déplacement d’hôpitaux, le regroupement de spécialités médico-chirurgicales en pôles.
Le plan de développement des CHU prévoit également une variation de la prestation de soins par la création de services pour les spécialités manquantes, la mise en place de pôles d’excellence, notamment pour la greffe d’organes et de tissus, la procréation médicalement assistée (PMA),  la prise en charge des cancers gynéco-mammaires, la néonatalogie, les soins palliatifs, la médecine du sport,  la promotion des techniques interventionnelles, notamment la chirurgie cardiovasculaire ou la biologie médicale.