Pour une sélection d’implants adaptés au contexte économique et biologique

Après la reconduction en 2007 du diplôme interuniversitaire (DIU) d’implantologie à la Faculté de médecine de Casablanca, la recherche en implantologie a démarré avec la collaboration entre l’équipe d’implantologie du CHU Ibnou Rochd, constituée de stomatologues, de chirurgiens en maxillo-facial et d’odontologistes et l’équipe de recherche de cytotoxicité et biocompatibilité des biomatériaux à usage médical de la Faculté de médecine de Casablanca, indique le Pr Touria Aboussaouira, de la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca.  Cela a, par ailleurs, coïncidé avec la restructuration de la recherche au sein des universités marocaines, ce qui a aidé à recadrer cet axe selon deux objectifs : scientifique et pédagogique. Premier objectif, évaluer la biocompatibilité de la kyrielle d’implants disponibles sur le marché avec des prix et des caractéristiques disparates. Cela, afin de pouvoir sélectionner judicieusement les implants adaptés au contexte économique et à l’interface biologique de notre pays.  Ces études tentent d’élucider les mécanismes d’ostéo-intégration, les facteurs de croissance impliqués, les interactions des biomatériaux et les tissus de l’organisme, selon différentes techniques de pointe. Deuxième objectif, relève le Pr Aboussaouira, offrir un meilleur cadre de recherche aux étudiants du 3e cycle en stomatologie, en odontologie et en chirurgie maxillo-faciale. A cet effet, une formation doctorale sur la biocompatibilité et la cytotoxicité des biomatériaux d’implantologie a été mise en place. Elle regroupe toutes les équipes de l’Université Hassan II Aïn Chock de Casablanca, intervenant sur cet axe de recherche, une vingtaine d’enseignants-chercheurs des  Facultés de médecine, de médecine dentaire de Casablanca et celles des sciences de  Ain Chock. L’Institut Pasteur du Maroc, avec trois de ses laboratoires d’analyses, est un partenaire extra-universitaire dans tous les travaux de recherche sur la biocompatibilité et la cytotoxicité des biomatériaux à usage médical.  Un apport scientifique revient également au laboratoire de virologie  hygiène et microbiologie de la  Faculté des sciences et techniques de Mohammédia.