L’injection n’annule pas le Ramadan !

Prise de médicaments par voie orale et injections intraveineuses à  but nutritif sont les seuls modes de médication non compatibles avec le jeûne.

Le rapport d’activité 2006 de la Fondation Hassan II pour la recherche scientifique et médicale sur Ramadan, reproduit par la revue Repère Médical, indique que les voies d’administration des médicaments compatibles avec le jeûne du Ramadan sont les gouttes ophtalmiques, gouttes ou nettoyage auriculaires, injections sous-cutanées, intramusculaires et intra-articulaires, injections intra-veineuses à  but curatif, ovules gynécologiques et antiseptiques vaginaux. Il y a les crèmes aussi, les gels, les pommades, les patchs, la nitroglycérine par voie sublinguale dans le traitement des crises d’angor, le gargarisme et aérosol buccaux, à  condition de ne pas avaler les produits utilisés, les soins dentaires, extraction et brossage (cure-dents), à  condition de ne pas avaler les produits utilisés, l’oxygénothérapie, les gouttes et aérosols nasaux, les aérosols broncho-dilatateurs (anti-asthmatique), les injections intra-rectales, suppositoires, la dialyse péritonéale ou rein artificiel. Les seules voies d’administration non compatibles avec le jeûne sont la voie orale et les injections intraveineuses à  but nutritif.

Ces recommandations sont tirées du consensus obtenu lors de la Conférence médico-religieuse organisée à  Casablanca en 1997 et à  laquelle ont participé d’éminentes personnalités scientifiques et religieuses. Parmi elles, le directeur de Dar Al Hadith Al Hassania (Maroc), les Moufti d’Egypte et de Tunisie, le Secrétaire général de l’Académie du fiqh islamique, le président de l’Organisation islamique des sciences médicales (Koweit), le directeur général de l’ISESCO, le directeur de l’OMS pour la Méditerranée Est, et de nombreux scientifiques du monde musulman.