Les risques liés au manque de sommeil des chirurgiens

Les chirurgiens qui opèrent le lendemain d’une garde de nuit ont un risque plus élevé de complication opératoire s’ils ont dormi moins de six heures pour récupérer, voire si leur durée de garde était supérieure à 12 heures, selon une étude américaine de spécialistes, parue dans le dernier numéro du Journal of the American Medical Association. La question de la fatigue après les gardes ou une nuit de veille et du risque que cela fait courir a déjà été étudiée dans le passé, mais surtout chez les internes. Pour en savoir plus, les spécialistes ont étudié l’activité de 86 chirurgiens et 134 gynécologues obstétriciens. Ils ont comparé, d’une part, 919 interventions chirurgicales conduites après une nuit de garde et 3 552 après une nuit normale, et d’autre part, 957 interventions obstétricales conduites après une nuit de garde et 3 945 après une nuit normale.
Quand les résultats sont pris de façon globale, il n’y a pas d’augmentation de risques de complications pour les interventions réalisées après une nuit de garde.
Mais une analyse plus fine a montré que lorsque les chirurgiens ne dorment que moins de six heures après leur nuit de garde, le risque de complication opératoire durant les interventions du lendemain augmente.