Les médecins du privé haussent le ton

Trois jours de grève seront observés d’ici la fin 2018.

Pour exprimer le ras-le-bol de la profession, les médecins du secteur privé ont décidé d’entamer, sur les trois prochains mois, un mouvement de grève. Des arrêts de travail sont programmés les 18 octobre, 22 novembre et 20 décembre dans les cabinets et les cliniques, mais les urgences seront assurées. Généralistes et spécialistes haussent donc le ton pour dénoncer «le silence des pouvoirs publics par rapport à leurs revendications», indique Said Afif, président du Collège syndical national des médecins spécialistes privés. Et d’ajouter que «le médecin ne dispose aujourd’hui d’aucun avantage, puisque nous n’avons pas de couverture sociale et nous n’avons pas plus d’avantage fiscal si l’on se compare au secteur de l’enseignement privé ! Sans compter que le médecin est souvent dénigré, ce qui touche notre dignité!». Les principales revendications portent sur le retard de la mise en place de l’Assurance maladie des indépendants, le retard du démarrage du partenariat public-privé, le renouvellement de la Tarification nationale de référence et les dysfonctionnements constatés au niveau des instances ordinales de la profession. Selon des sources proches du dossier, «les médecins du public envisageraient également d’emboîter le pas à leurs confrères du libéral»… Comme quoi dans ce secteur les ministres se suivent et les problèmes perdurent.