Les degrés de gravité du saignement du nez

Gare aux fausses manoeuvres.

Le plus souvent bénin, le saignement du nez peut parfois être gravissime et mettre en jeu la vie du patient, avertit un travail qui vient d’être publié par le service d’oto-rhino-laryngologie de l’Hôpital militaire d’instruction Mohammed V de Rabat.

Ce sont généralement les médecins généralistes et les jeunes médecins résidents, qui sont les premiers confrontés à ce type de saignement. Le plus urgent est de toujours distinguer entre le saignement bénin local et le saignement grave. Dans le premier cas, le médecin doit d’abord mettre le patient dans un environnement calme, en position assise ou demi-assise, la tête penchée en avant.

Après, il faut lui administrer un anxiolytique, afin de faciliter l’examen et procéder à la mise en place d’une mèche pour stopper le saignement. En cas de saignement persistant, il faudra réaliser un tamponnement, qui consiste à laisser en place le méchage pendant 48 à 72 heures, associé à un traitement à base d’antibiotiques car il y a un risque de surinfection. Parfois on a recours à une cautérisation qui est la fermeture du point de saignement soit par un produit chimique soit de manière électrique. Quand le saignement est grave, il faut recourir aux mesures de réanimation d’urgence par des équipes spécialisées.