Le Centre régional de transfusion sanguine de Casablanca autorisé à  l’importation des cornées

Nécessité d’une liste de banques des yeux reconnues en Europe et aux Etats-Unis.
Appel à  l’organisation d’une journée nationale pour le don d’organes.

La cornée de l’œil n’est pas un organe mais un tissu comme le sang. C’est l’argument scientifique incontestable qui a poussé plusieurs experts marocains, réunis lors du 4e congrès de la Société marocaine de chirurgie réfractive et d’implantologie, de soutenir l’initiative du ministère de la santé, d’octroyer le statut de centre autorisé à l’importation des cornées, au Centre régional de transfusion sanguine de Casablanca. Actuellement, c’est la seule et unique solution pour relancer la greffe de cornée dans notre pays, qui est au stade zéro, selon l’avis de la Société marocaine d’ophtalmologie, de la Banque des yeux du Maroc, des CHU de Rabat, Casablanca  et Fès, de l’hôpital Cheikh Zayd de Rabat, des Banques des yeux de France, Belgique, Algérie, Tunisie, Mauritanie et Egypte, de juristes et du Conseil des ouléma du Grand Casablanca ainsi que de celui de l’association du Lions Clubs International, qui ont pris part aux travaux de la dernière rencontre scientifique, tenue à Casablanca, sous le mot d’ordre «Ratrapper au plus vite le retard de notre pays en matière de greffe de cornée». Cette phase intermédiaire, en attendant la phase de prélevement de cornées sur cadavre, s’inscrit dans la strétégie du minstère de la santé d’atteindre 1000 greffes de cornées par an à l’horizon 2012. Et afin de continuer sur cet élan, les experts nationaux et internationaux pronent d’élargir la législation actuelle qui autorise l’importation de greffons de cornée à toute autre structure publique agréée par le ministère, de décider d’une liste de banques des yeux reconnues en Europe et aux Etats-Unis, afin d’élargir les possibilités d’importation  et réduire ainsi les délais d’approvisionnement. Mais la solution pérenne défendue par tous vise à développer un cadre adéquat et incitatif pour développer le prélèvement national et rechercher progressivement l’autonomie. L’approche repose sur la révision intégrale des textes juridiques qui réglementent le don dans la perspective de les simplifier aussi bien concernant le volet «demandeur» (inscription au niveau des centres de transfusion), que le volet «donneur » (accord explicite de prélèvement intégré dans les données électroniques figurant sur la CIN du futur donneur).
De même, il faut créer progressivement un réseau de banques des yeux au Maroc en s’inspirant des modèles tunisien et français et de développer «la culture du don»,  auprès du citoyen marocain. L’appel a été lancé pour l’organisation d’une «Journée nationale du don d’organes», ce qui contribuera à la mise en place d’un nouvel environnement législatif, réglementaire, organisationnel et sociétal pour favoriser le prélèvement national d’organes afin de réduire l’importation massive de greffons.