La chirurgie infantile en débat à  Rabat

Une étude récente publiée dans le bulletin épidémiologique de l’Institut national de veille sanitaire en France montre que le risque d’être lourdement handicapé suite à un accident de la circulation est égal au risque d’être tué sur la route, surtout pour les usagers de deux-roues, notamment les enfants.

Ce qui fait la pertinence du thème «L’Enfant et les accidents de la circulation, et leurs répercussions sociales et économiques», choisi par la Société marocaine de chirurgie infantile pour son congrès national, qui s’est tenu à Rabat, les 16 et 17 mai, indique son président, le Pr Mustapha Aboumaarrouf.

Le Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC), la Protection civile et 24 associations nationales œuvrant pour la sécurité routière ont pris part à ces travaux. L’évolution des accidents de la circulation dans note pays, le ramassage et le transport sanitaire, les différentes lésions traumatiques rencontrées chez l’enfant et leurs séquelles fonctionnelles et psychologiques ainsi que les moyens de prévention et d’éducation routière ont constitué les axes du débat.

Cette rencontre a aussi porté sur les malformations obstructives des voies urinaires et mis l’accent sur l’intérêt du diagnostic anténatal de ces uropathies qui peuvent évoluer, en l’absence de traitement, vers l’insuffisance rénale terminale. Autre thème débattu, les scolioses. Les spécialistes insistent sur l’importance du diagnostic précoce, sur l’approche étiologique, les indications et les modalités du traitement orthopédique et les techniques chirurgicales de correction.